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Evenements / TotalEnergies / transition énergétique / changement climatique / Davos / Forum de Davos / énergies fossiles / énergies renouvelables / subventions / ONU / gaz naturel liquéfié

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Dérèglement climatique : TotalEnergies répond aux attaques / Patrick Pouyanné refuse de s’asseoir au banc des accusés

Alors que le secrétaire général de l'ONU a appelé hier, depuis Davos, les gouvernements à poursuivre les compagnies pétrolières afin que celles-ci divulguent les informations qu'elles détiennent depuis des années sur le dérèglement climatique, le président-directeur général de TotalEnergies a rejeté toute critique en rappelant toutes les actions de son groupe en faveur du climat. 
Patrick Pouyanné, président- directeur general de TotalEnergies (©Romain GAILLARD/REA)
Patrick Pouyanné, président- directeur general de TotalEnergies (©Romain GAILLARD/REA)

Il y a des coups que l’on ne voit pas forcément venir. "Nous avons appris la semaine dernière que certains producteurs d’énergies fossiles étaient parfaitement conscients dans les années 1970 que leur produit phare allait faire brûler la planète. Mais comme l’industrie du tabac, ils ont fait peu de cas de leur propre science. Certains géants pétroliers ont colporté le grand mensonge ", a dénoncé, ce mercredi, le secrétaire général des Nations Unis Antonio Guterres lors d’une réunion du Forum économique mondial de Davos, affirmant que " les responsables (devaient) être poursuivis comme les cigarettiers l’ont été ".

 

Pas de leçon à recevoir

 

Si cette déclaration visait surtout la compagnie ExxonMobil, elle n’a pas manqué de surprendre le patron de TotalEnergies, tout juste arrivé en Suisse, qui s’est lui aussi inévitablement senti viser par ce coup de semonce. "Je suis très surpris qu’un personnage aussi important des pouvoirs publics au niveau mondial se livre à ce jeu-là (…). On veut réécrire l’histoire. Pourquoi désigner uniquement les compagnies pétrolières ? On ne va pas régler le problème du climat en désignant des coupables", a-t-il répondu alors qu’il était interrogé sur le sujet sur BFM Business, soulignant que d’autres industries tiraient des bénéfices des énergies fossiles, telles que les constructeurs automobiles ou encore les compagnies aériennes. "En 2022, au moment où les prix de l’énergie ont augmenté, les gouvernements européens ont subventionné les énergies fossiles par des rabais sur l’essence par exemple ", a-t-il subtilement rappelé.

 

Des investissements massifs dans le renouvelable

 

Mais désireux de prendre de la hauteur sur ce qu’il considère comme "un faux débat ", Patrick Pouyanné a appelé à ce que l’économie mondiale toute entière se mette en ordre de marche pour lutter contre le dérèglement climatique. "La meilleure réponse à apporter à Monsieur Guterres est que nos compagnies deviennent des leaders, des acteurs majeurs de cette transition énergétique", a-t-il soutenu. Un enjeu vital dont TotalEnergies semble avoir pris conscience depuis longtemps. "Nous nous sommes engagés à investir 4 milliards d’euros en 2022 pour le développement des énergies renouvelables, et 5 autres milliards d’euros en 2023 ", a indiqué Patrick Pouyanné, souhaitant ainsi montrer l’exemplarité de son groupe.

De fait, le groupe multiplie les partenariats à l’international : en Inde sur l'hydrogène vert, au Qatar et en Egypte pour les centrales solaires, et surtout aux Etats-Unis avec l'acquisition de 50% de Clearway, cinquième producteur américain d'énergies renouvelables par exemple… "A fin 2022, la compagnie avait construit 17 Gigawatts (GW) de capacité d’énergies renouvelables, soit l’équivalent de 6 à 7 réacteurs nucléaires ", a-t-il soutenu.

Pour rappel, le fleuron français s’est fixé pour ambition de figurer d’ici à 2030 dans le top 5 mondial des producteurs d’énergies renouvelables en se fixant pour objectif de parvenir à la production de 35GW de capacités d'énergies renouvelables à l'horizon 2025 et de 100GW en 2030. Une enveloppe d’investissement comprise entre 14 et 18 milliards de dollars par an sur la période 2022-2025 est consacrée à cet effet. Et Patrick Pouyanné n’oublie pas l’Europe. "On va devoir inventer une nouvelle industrie en Europe mais peut être que c’est l’industrie de la décarbonation qui va nous tirer vers le haut ".

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