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Macro-économie / Taux / voitures électriques / France / subventions

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L’Hexagone face au plafond de verre de l’électrique / Les incitations à acheter des véhicules propres sont remises en question

Le paradoxe français sur les achats de véhicules électriques donne du fil à retordre à nos gouvernants : l’usage massif de subventions a conduit à ce que les ménages français soient à l’origine des deux tiers des ventes de véhicules électriques dans l’Hexagone. Pourtant ils n’achètent que la moitié des véhicules neufs chaque année et les ménages les plus modestes sont encore loin d’être convertis à l’électrique malgré le coût conséquent supporté par les Finances publiques.
Station pour recharger les véhicules électriques à proximité de Toulouse. Photo by Frederic Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Station pour recharger les véhicules électriques à proximité de Toulouse. Photo by Frederic Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

L’arbre qui cache la forêt ? Les succès sur le front de l’électrique sont attribués en grande partie à une part ténue de la population ; les ménages, en excluant les plus modestes d’entre-eux. De quoi laisser un goût amer au vu des chiffres dévoilés dans une récente note d’analyse de France Stratégie ; les auteurs établissent que les incitations à se tourner vers la mobilité électrique ont un "coût pour les finances publiques [qui] serait de 600 euros par tonne de CO2 évitée, voire 800 euros en tenant compte des pertes de recettes fiscales induites".

 

Barrière à l’entrée

 

Un constat a survécu aux flots d’argents publics déversés pour inciter nos concitoyens à adopter des véhicules électriques : il s’agit encore aujourd’hui d’une aventure au coût financier relativement élevé. France Stratégie statue que "les ménages modestes ne représentent que 15 % à 20 % des achats éligibles au bonus, malgré un bonus de 7 000 euros depuis 2023, contre 4 000 euros aujourd’hui pour les autres ménages".

Les solutions actuelles ne semblent pas avoir fait disparaître l’effort conséquent nécessaire à l’achat d’un véhicule électrique. Le succès du leasing social, ce dernier ne nécessitant pas d’apport initial, est remarqué par les auteurs. Ces derniers arguant que les ménages modestes "en ont davantage bénéficié en six semaines début 2024 (50 000 dossiers) qu’ils n’ont tiré profit du bonus en une année (30 000 en 2023) ".

 

Attendre

 

Une autre solution émerge pourtant, celle du marché de l’occasion. C’est sur ce dernier que la majorité des transactions de véhicules pour des ménages s’effectuent sur le marché de l’occasion avec près de 85 % du total en 2023. Cependant il s’avère que l’offre en véhicules électriques demeure très réduite étant donné qu’uniquement 1,5 % du parc était électrique en 2023.

De quoi définitivement faire pencher les auteurs pour le leasing social, ce dernier "évitant aux ménages modestes un lourd investissement" et "semble une voie à poursuivre tant que le marché de l’occasion électrique n’a pas atteint une taille suffisante". Pas de quoi résoudre l’ensemble de l’équation pour autant étant donné qu’il convient également de continuer à inciter les autres catégories de ménages à se détourner des solutions thermiques.

Un sujet sur lequel il est avant tout question "de trouver l’équilibre entre hausse du malus pour les véhicules thermiques et baisse du bonus pour l’électrique". D’autres idées sont également proposées, telle qu’un meilleur ciblage des aides vers "des véhicules de taille raisonnable et produits avec de l’énergie décarbonée".

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