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Transition écologique ; Neutralité carbone ; Subventions ; Taxe carbone ; PIB ; Banque de France ; Biens et services environnementaux

Environnement / transition écologique / neutralité carbone / subventions / taxe carbone

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Transition énergétique : pourquoi les subventions sont la clé / Elles sont un moyen d’atteindre la neutralité carbone à moindre frais

Une étude de la Banque de France montre que subventionner le secteur des biens et services environnementaux permettrait de réduire significativement – de l’ordre de 2 900 milliards de dollars par an – le coût de la transition vers la neutralité carbone d’ici 2060.
Une telle politique permettrait d'économiser 2 900 milliards de dollars par an entre 2019 et 2060 (Arnaud HEBERT/REA)
Une telle politique permettrait d'économiser 2 900 milliards de dollars par an entre 2019 et 2060 (Arnaud HEBERT/REA)

Les subventions publiques constitueraient peut-être la solution pour atteindre, à moindre coût, la neutralité carbone, selon une étude de la Banque de France. C’est du moins ce qu’avancent les auteurs de l’article qui ont étudié comment de telles subventions, bien ciblées, pouvaient atténuer les coûts de transition en promouvant le développement des biens et services environnementaux (BSE), un secteur encore sous-développé en Europe.

 

Taxe et subvention

 

Dans la course contre le réchauffement climatique, la mise en œuvre d’une simple politique de taxe carbone pour réduire les émissions de CO2 entraînerait des "pertes substantielles" pour l’économie. Les entreprises seraient, en effet, contraintes de détourner une partie de leurs ressources pour investir dans des BSE fournis par un secteur "immature et peu concurrentiel", expliquent Eric Jondeau, Grégory Levieuge, Jean-Guillaume Sahuc et Gauthier Vermandel.

Les quatre auteurs de l’étude proposent alors de subventionner "massivement" le secteur des BSE. Selon eux, des subventions publiques, entièrement financées par la taxe carbone, permettraient de réduire considérablement les pertes en stimulant la concurrence et en abaissant le prix de vente. Une politique de subventions ciblant les start-ups serait par ailleurs "particulièrement efficace" puisqu’elle permettrait de réduire "rapidement" le coût d’adoption des technologies vertes.

 

2 900 milliards d’économies par an

 

En suivant un schéma d’allocation optimal – 60 % start-ups, 40 % entreprises installées – la perte cumulée de PIB entre aujourd’hui et 2060, provoquée par la transition vers la neutralité carbone, passerait alors de 266 000 milliards de dollars – dans le scénario d’une taxe carbone sans subventions – à 145 000 milliards – dans le scénario d’une taxe carbone avec subventions. Une telle politique permettrait donc d’économiser 121 000 milliards de dollars sur un peu plus de quarante ans, c’est-à-dire 2 900 milliards par an.

Les chercheurs soulignent que les gains les plus importants seraient réalisés au cours des dix premières années pendant lesquelles les subventions présentent le "double avantage" de réduire considérablement le prix des biens et d’encourager l'entrée de nouvelles entreprises dans le secteur. Ils précisent également que dans le scénario étudié la taxe carbone passerait à 150 dollars par tonne de CO2 d'ici 2040 et à 400 dollars d'ici 2060.

"En accélérant le développement du secteur des BSE et en réduisant les coûts associés à l'objectif d'émissions nettes nulles d'ici 2060, la politique de subvention présente un double avantage, qui atténue considérablement les coûts de la transition climatique", établit l'étude.

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