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Forum de Davos : une croissance en baisse mais résiliente / Maints risques ne sont pas ignorés
Alors qu’elle est confrontée à un contexte des plus hostiles, la croissance économique mondiale ralentit mais la perte d’altitude aurait toutefois pu être davantage prononcée. C’est l’un des messages semblant émaner de la table ronde organisée ce midi au Forum de Davos où les perspectives économiques mondiales étaient évoquées.
“La consommation mondiale a été un important moteur de la croissance mais elle a bénéficié de vents favorables qui s’atténuent peu à peu”, a déclaré Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne. "Les marchés du travail apparaissent toujours tendus mais le sont de moins en moins, le rapport entre les emplois vacants et le nombre de chômeurs se dégradant”, a expliqué la grande argentière, ajoutant que, “le surplus d’épargne de par le monde se réduit”.
Du côté des bonnes nouvelles, la Française a mentionné le comportement du commerce mondial. “Il s’est contracté et a été perturbé au cours des deux années précédant 2023 […] ; toutefois, il semble désormais vraiment rebondir, les chiffres d’octobre 2023 montrent une légère hausse du commerce mondial pour la première fois depuis de nombreux mois”, a rapporté la grande argentière.
Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a validé ce diagnostic. “La reprise est portée par le commerce automobile, de pièces détachées et de composants électroniques”, a indiqué la patronne de l’organisation basée à Genève. Dans le détail, le dernier baromètre de l’OMC estime que cela pourrait s’expliquer par l’explosion de la demande mondiale de véhicules électriques. La croissance mondiale du commerce de biens devrait avoir atteint 0,8 % en 2023 et est attendue à 3,3 % cette année.
Egalement présent à la table ronde, Christian Lindner, ministre des Finances de l’Allemagne, a jugé que l’économie mondiale avait fait preuve d’une “résilience remarquable” au regard des “chocs historiques” avec lesquels elle a dû composer. L’un d’eux fut particulièrement prégnant en Allemagne, ayant conduit, au cours de ces dix-huit derniers mois, la première économie européenne à “réinventer son infrastructure et offre énergétiques”, a souligné Christian Lindner (la construction de terminaux de gaz naturel liquéfié bat son plein outre-Rhin pour se défaire de la dépendance à la Russie en matière de gaz naturel).
L’Allemand a aussi mentionné certains des risques qui l’inquiétaient notamment la fragmentation, les hauts niveaux de dette publique ainsi que les tensions géopolitiques ; un point de vue partagé par Mohammed Al-Jadaan, ministre des Finances de l’Arabie saoudite.
Se projetant à moyen terme, Tharman Shanmugaratnam, président de Singapour, a, lui, jugé que les menaces pesant sur la résilience avaient, entre autres, trait au vieillissement démographique et à l’équilibre écologique mondial.
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