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Start-up / Private Equity / ICG / infrastructures / société de gestion alternative

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ICG surfe sur l’engouement pour les infrastructures

La société de gestion alternative vient de boucler son premier fonds destiné à cette classe d’actifs pour un montant de 1,5 milliard d’euros – 50% de plus que son objectif de base.
Guillaume d'Engremont, ICG
Guillaume d'Engremont, ICG

La levée de fonds d’ICG Infrastructure Equity I (ICG Infra), annoncée hier par Intermediate Capital Group (ICG), illustre l’appétit des investisseurs pour les infrastructures : elle a atteint 1,5 milliard d’euros à sa clôture le 28 février, dépassant largement l’objectif initial de 1 milliard fixé il y a deux ans au moment de l’ouverture de sa souscription, alors qu’il s’agit du premier véhicule d’ICG sur cette classe d’actifs.

L’équipe infrastructures d’ICG est récente : elle a été constituée en 2018 à partir du recrutement de trois membres d’EDF Invest, la structure d’investissement de l’électricien français, dont son cofondateur Guillaume d’Engremont. Composée de 12 professionnels, l’équipe a commencé par réaliser deux investissements sur le compte propre d’ICG, qu’il a reversé au moment du lancement d’ICG Infra début 2020 ; trois autres investissements ont suivi au fur et à mesure de la campagne de souscription. Les cinq transactions représentent un investissement d’un milliard d’euros, dont 600 millions d’euros provenant du fonds et 400 millions apportés par les souscripteurs eux-mêmes selon la pratique courante du co-investissement.

Guillaume d’Engremont confie à WanSquare que déployer l’argent sans attendre la clôture du fonds (pratique généralisée dans l’univers du private equity) a permis à l’équipe d’afficher une performance provisoire légèrement supérieure à l’objectif de rendement de 14 à 15% communiqué par l’équipe – et de convaincre de ce fait un surcroît de souscripteurs au cours des six mois précédant la clôture : ICG Infra a connu en particulier un afflux de 400 millions d’euros entre décembre et février.

Au total, ICG gérera au moins 1,9 milliard d’euros dans les infrastructures pour son premier fonds, puisqu’il convient d’ajouter aux 1,5 milliard d’euros levés les 400 millions de co-investissements, ainsi que les éventuels montants co-investis par les souscripteurs au fur et à mesure des transactions.

ICG n’avait pas d’histoire identifiée dans les infrastructures, même s’il a pu investir dans cette classe d’actifs, par exemple les opérateurs de tours télécoms, à travers ses autres stratégies. Mais il a une notoriété ancienne en tant que spécialiste de la dette privée (en particulier la mezzanine) et il a su se diversifier depuis une vingtaine d’années dans l’investissement en capital, les fonds secondaires et l’immobilier. Ce qui a joué en sa faveur. "Les investisseurs australiens et canadiens font référence dans les infrastructures et ils sont rares dans les first-time funds. Nous sommes donc particulièrement heureux d’en compter parmi nos souscripteurs", se réjouit Guillaume d’Engremont. Les souscripteurs sont majoritairement des Européens (en particulier français et allemands) et viennent aussi des Etats-Unis.

ICG compte profiter de l’engouement des investisseurs institutionnels pour les infrastructures, qui procurent un couple rendement-risque attrayant. Les spécialistes du secteur ont multiplié les annonces ces derniers temps, que ce soit InfraVia, Meridiam, ou encore Antin Infrastructure Partners, dont l’introduction en Bourse atteste de la crédibilité de ce thème auprès des investisseurs de marché.

Un succès qui a fait grossir ces acteurs et qui fait les affaires d’ICG Infra. "Avec la montée en taille des fonds d’infrastructures historiques, il y a une place à prendre dans le midmarket pour de nouveaux entrants. Notre positionnement nous permet d’accéder à des opportunités attrayantes où la concurrence est moindre et d’obtenir de meilleurs rendements", souligne Guillaume d’Engremont. ICG Infra compte investir dans 10 à 12 actifs alignés sur certains Objectifs de développement durable de l’Onu (ODD 7, 9, 11 et 12) – un positionnement quasiment incontournable aujourd’hui pour qui veut lever de l’argent dans les infrastructures. Le fonds exclut ainsi les énergies fossiles et le nucléaire.

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