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Macro-économie / Taux / Allemagne / croissance / Russie-Ukraine / guerre / PIB

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ukraine Allemagne : les Sages anticipent une croissance médiocre

UKRAINE. La guerre russo-ukrainienne a conduit le groupe d’économistes qui conseille le gouvernement à fortement dégrader sa prévision de croissance pour 2022. En conséquence, la première économie européenne ne retrouvera pas son niveau pré-pandémique avant l'été.
Monika Schnitzer, Achim Truger, Volker Wieland et Veronika Grimm, membres du Conseil des sages allemand - Tobias SCHWARZ / AFP
Monika Schnitzer, Achim Truger, Volker Wieland et Veronika Grimm, membres du Conseil des sages allemand - Tobias SCHWARZ / AFP

Le conflit russo-ukrainien va envoyer la croissance économique allemande au tapis ou presque. C’est le diagnotic posé par le Conseil des sages allemand, un groupe composé de quatre économistes chargés de conseiller le gouvernement outre-Rhin.

"La guerre a exacerbé les perturbations des chaînes d'approvisionnement déjà tendues en raison de la pandémie de coronavirus. Dans le même temps, la forte augmentation des prix du gaz naturel et du pétrole brut affecte de manière significative les entreprises et la consommation privée", a résumé Achim Truguer, membre du Conseil des sages allemand. Après une progression du Produit intérieur brut (PIB) de 2,7% en 2021 (et un recul de 4,6% en 2020), il devrait croître de "seulement" 1,8% en 2022 quand le Conseil anticipait 4,6% initialement. En conséquence de quoi, le niveau d'avant-crise pandémique du quatrième trimestre 2019 ne sera probablement pas atteint avant le 3e trimestre 2022 - le Conseil escompte une accélération de la croissance à 3,6% en 2023.

D’autre part, le Conseil s’est prononcé sur l’inflation : il s’attend à une hausse des prix de 6,1% en 2022 (contre 2,6% précédemment) sous l’effet de l’envolée des prix des carburants et de la répercussion prolongée de la hausse des coûts énergétiques et de 3,4% en 2023. Tant et si bien qu’"une inflation élevée et des anticipations d'inflation croissantes sont susceptibles d'influencer les négociations salariales", prévient Veronika Grimm, membre du Conseil, qui juge que "l'élan des revendications salariales devrait s'accélérer à partir du second semestre 2022. Cela augmente le risque d'une spirale salaires-prix".

Très attentif à l’émergence d’un tel phénomène, notamment pour les retombées qu’il aurait en matière de conduite de la politique monétaire européenne, Joachim Nagel, président de la Banque centrale allemande, a récemment déclaré qu’il ne voyait aucun signe de spirale salaires-prix pour le moment, ce malgré les importantes pénuries de main d’œuvre qualifiée sur le marché du travail susceptibles de la nourrir.

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