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Crise ukrainienne : les 27 s’accordent sur un quatrième train de sanctions
L’Union européenne (UE) accroît la pression sur l’économie russe. Les Vingt-Sept se sont mis d’accord pour adopter un quatrième train de sanctions à l’encontre de la Russie alors qu’elle a envahi l’Ukraine depuis près de trois semaines. Ces nouvelles mesures sont prises en vue d’ "isoler encore davantage la Russie et épuiser les ressources qui lui servent à financer cette guerre barbare", a lancé Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
C’est ainsi que Bruxelles a annoncé "une interdiction totale de toute transaction avec certaines entreprises d'État russes de différents secteurs - le complexe militaro-industriel du Kremlin". D'autre part, il a été décidé d’interdire l’importation au sein de l’UE des produits sidérurgiques en provenance de Russie (cela représenterait une perte de recettes d'exportation d'environ 3,3 milliards d'euros pour la Russie). "Des quotas d'importation accrus seront distribués à d'autres pays tiers pour compenser", a précisé la Commission.
Par ailleurs, les nouveaux investissements dans le secteur énergétique russe seront proscrits, avec toutefois des exceptions pour l'énergie nucléaire civile et le transport de certains produits énergétiques vers l'UE. En outre, tandis que l’UE n’exportera plus de produits de luxe vers la Russie, les entreprises russes ainsi que l’État ne seront plus évalués par les agences de notation européennes. "Cela aurait pour conséquence de leur faire perdre encore davantage l'accès aux marchés financiers de l'UE", selon la Commission.
Souvent associée à l'efficacité des sanctions visant l'économie russe, la dégringolade enregistrée par le rouble face à l'euro, par rapport à la veille de l'invasion de l'Ukraine, atteignait près de 30 % en début d'après-midi.
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