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Feu vert des actionnaires d'EDF pour son plan de transition climatique
Une journée historique pour EDF. Lors de son assemblée générale mixte des actionnaires, ce jeudi, l’énergéticien français a présenté pour la première fois de son histoire, et pour avis consultatif, une résolution “Say on Climate” sur son plan de transition climatique visant à atteindre la neutralité carbone du groupe en 2050. “Une résolution qui montre le souci de cohérence d’EDF avec sa raison d’être définie en 2020, à savoir construire un avenir énergétique neutre en CO₂”, a souligné Alexandre Perra, directeur exécutif du groupe EDF en charge de l’innovation, de la responsabilité d’entreprise et de la stratégie, référent climat du comité exécutif d’EDF.
Cette résolution, qui a été, sans surprise, favorablement accueillie par l’ensemble des actionnaires, répond aux engagements du président de la République, Emmanuel Macron, le 10 février dernier, de voir s’accélérer le développement des énergies renouvelables (solaire, éolien en mer et terrestre et hydraulique) et le rôle de l’électricité bas carbone dans l’ambition climatique de la France. “Nous sommes déjà le premier producteur mondial d’électricité sans émissions directes de CO₂ et rapportées à notre production, ces émissions sont très inférieures à celles des autres grands producteurs d’électricité”, s’est félicité Alexandre Perra.
Décarboner l’industrie
Pour aller plus loin, le plan de transition climatique d’EDF est articulé autour de trois axes : le premier est, en toute logique, l’accélération de la réduction des émissions de gaz à effet de serre directes du groupe. Elle sera rendue possible notamment grâce à une feuille de route qui prévoit de fermer des centrales fonctionnant toujours aux énergies fossiles ou de les convertir à des solutions renouvelables. “Nous avons déjà engagé, au début des années 2000, ce processus puisque 48 installations fonctionnant au charbon, au fioul ou au gaz ont été fermées”, a rappelé Alexandre Perra.
Le second a pour objectif d’adapter les installations existantes au changement climatique avec le lancement du programme ADAPT censé analyser le niveau du parc nucléaire existant. Le dernier volet est présenté comme fondamental par l’énergéticien français : il s’agit de l’accompagnement du développement des usages de l’électricité décarbonée pour l’ensemble de ses clients (particuliers, entreprises, collectivités territoriales). “L’idée étant de faire avancer la décarbonation de l’économie et les processus industriels et éviter pour les clients d’EDF l’équivalent de 15 millions de tonnes d’émissions de CO₂ à horizon 2030 sur le périmètre français”, a précisé la référente climat du conseil d’administration d’EDF, Claire Pedini, également présidente du comité de responsabilité d’entreprise du groupe et directrice générale adjointe du groupe Saint-Gobain.
Ce plan a vocation à être porté directement par le conseil d’administration d'EDF, qui examine déjà les opportunités et les risques liés au changement climatique ainsi que leur impact sur la stratégie et les activités du groupe. “Ces enjeux sont traités au plus haut niveau de l’entreprise”, a expliqué Claire Pedini. Dans cette tâche, il sera épaulé par le comité de responsabilité d’entreprise du groupe qui, lui, évalue plus en amont la manière dont EDF prend en compte les questions vertes dans son quotidien. “Nous sommes là pour veiller à ce que le groupe ait et respecte un agenda intégrant tous les sujets liés au réchauffement climatique”, a insisté Claire Pedini. Rappelons que le groupe EDF publie depuis 2011 et ce, chaque année, son bilan gaz à effet de serre.
Gény-Stephann au conseil d'administration
Par ailleurs, l’assemblée générale fut également l’occasion pour le groupe de faire adopter la nomination, sur proposition de l’État, de Delphine Gény-Stephann en qualité d’administrative pour un mandat de 3 ans. L'ancienne secrétaire d’État auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, de 2017 et remplacée un an plus tard par Agnès Pannier-Runacher, est déjà administratrice des groupes Thalès et Saur. Elle était, en outre, vice-présidente du plan et de la stratégie de Saint-Gobain jusqu’à sa nomination au gouvernement. Cette X-Ponts et Chaussées est notamment connue pour avoir travaillé dès 1994 à la direction générale du Trésor et pour avoir été chef de bureau entre 2002 et 2005 à l’Agence des participations de l’État.
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