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Saint-Gobain / Pierre-André de Chalendar / Sébastien Bazin
Pierre-André de Chalendar largement reconduit président de Saint-Gobain
Le suspense était mince. L’assemblée générale annuelle des actionnaires de Saint-Gobain, qui était réunie jeudi à la salle Pleyel, a renouvelé le mandat d’administrateur de Pierre-André de Chalendar à une très large majorité de près de 95%. Dans la foulée, le conseil d’administration l’a reconduit dans ses fonctions de président.
Par leur vote, les actionnaires ont sans ambiguïté validé la direction bicéphale à la tête du fabricant de matériaux de construction depuis un peu moins d’un an, Pierre-André de Chalendar ayant cédé la direction générale à son dauphin Benoit Bazin le 1er juillet de l’année dernière. Une transition dans la continuité, qui a vu le nouveau DG présenter à l’automne dernier le nouveau plan stratégique "Grow & Impact", destiné à accélérer la croissance rentable de l’entreprise, tandis que Pierre-André de Chalendar prenait du champ. "Un président est concentré essentiellement sur le bon fonctionnement du conseil la marche de la gouvernance, tandis qu’un directeur général est en charge de déployer une stratégie […] et concentré sur la marche opérationnelle de la maison", a rappelé Jean-Dominique Senard, dont la principale tâche en tant qu’administrateur référent du conseil, est justement de s’assurer du bon fonctionnement des organes de gouvernance de l’entreprise.
S’ "il n’est pas évident pour un président qui était PDG de prendre le recul nécessaire pour que chacun trouve ses marque […] Pierre-André de Chalendar y parvient de façon remarquable et le ‘couple’ président et directeur général fonctionne merveilleusement bien, l’un s’appuyant sur l’autre et vice versa", a également tenu à souligner Jean-Dominique Senard devant les actionnaires. Pierre-André de Chalendar ayant indiqué qu’il n’exercerait les fonctions de président que pour une durée maximale de deux ans, le "couple" qu’il forme avec Benoit Bazin continuera à travailler ensemble au plus tard jusqu’à l’assemblée générale de juin 2024.
D’ici là, le fabricant de matériaux de construction, qui vient de prévenir que ses résultats du premier semestre en cours atteindront des niveaux records, devrait encore largement se transformer. Saint-Gobain, qui passe régulièrement en revue son périmètre d’activité pour s’assurer de son alignement avec sa stratégie, mène une gestion très dynamique de son périmètre d’activité. Le but est de "renforcer en permanence notre profil de croissance et de rentabilité", a rappelé Benoit Bazin devant les actionnaires.
Le dirigeant a ainsi souligné que Saint-Gobain avait acquis pour 3,5 milliards d’euros de chiffre d'affaires au cours des trois dernières années, dans des activités générant une marge autour de 20%, le dernier exemple en date étant l’acquisition du groupe Kaycan, leader canadien des revêtements extérieurs, "une très belle opération". "Dans le même temps, nous avons cédé pour 6 milliards d’euros de vente avec une profitabilité moyenne inférieure à 5%", a rappelé Benoit Bazin, illustration d’une rotation de portefeuille créatrice de valeur. Le plan "Grow & Impact" prévoit à l’horizon 2025 une rentabilité des capitaux engagés, mesurée par le ratio ROCE (return on capital employed), comprise entre 12 et 15%, après le record de 15,3% de 2021, à comparer aux 10,4% de 2020 et 11,1% de 2019.
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