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Transition énergétique, tarification, recettes

Macro-économie / Taux / Banque Mondiale / carbone / taxe carbone

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Banque Mondiale / carbone / taxe carbone

L’inflation n’épargne pas le carbone

Les recettes issues de la tarification du carbone ont augmenté significativement l'an passé. Une progression de 60 % qui porte le total collecté en 2021 à près de 84 milliards de dollars. Ce chiffre dévoilé par la Banque mondiale témoigne de ressources toujours plus importantes pour financer une transition vers une décarbonation de l'économie.
Opération de reboisement. MARTIN SCHUTT / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Opération de reboisement. MARTIN SCHUTT / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Bernice Van Bronkhorst, directrice mondiale pour le Changement climatique à la Banque mondiale, s’est réjouie de "la hausse significative des revenus du prix du carbone " puisqu’elle "permet d'accroître les investissements [...] dans le soutien à la transition bas carbone". Cette augmentation est non négligeable puisqu’à l'échelle mondiale les recettes de la tarification du carbone ont progressé de 60 % entre 2020 et 2021. Un changement en glissement annuel qui permet d'atteindre près de 84 milliards de dollars, autant d'argent qui pourrait être ciblé vers la décarbonation. 

Le rapport State and Trends of Carbon Pricing parle aujourd'hui de 68 instruments qui fixent un prix direct aux émissions de CO2. L'année passée, ce ne sont pas moins de quatre nouveaux dispositifs qui ont été introduits, et trois autres Etats devraient introduire bientôt des politiques de tarification du carbone. La directrice mondiale pour le changement climatique parle à ce sujet "d'avancées dans la résolution des questions liées aux échanges d’émissions de CO2 entre pays" grâce notamment à de nouvelles règles "pour les marchés internationaux du carbone adoptées lors de la COP26 à Glasgow" qui ont permis de fixer une ligne politique plus claire.

Malheureusement aujourd'hui les émissions mondiales taxées directement sur le prix du carbone "représentent moins de 4 % seulement du niveau qu’il faudrait atteindre d’ici 2030" et ce afin de parvenir aux objectifs fixés par l'accord de Paris.

Une avancée importante est espérée en provenance de l'Organisation maritime internationale qui planche sur un projet de prix "pour les émissions provenant des activités de transport maritime international". Au vu de l'importance du trafic maritime mondial cela constituerait à n'en pas douter une "étape majeure dans la lutte contre les émissions mondiales de GES".

Tout comme l’est la construction de "clubs climatiques internationaux" que ce soit concernant "l'arrangement sectoriel sur le commerce de l'acier et de l'aluminium fondé sur le carbone" à l'initiative des États-Unis et de l'Union européenne.

Tout comme il est particulièrement intéressant de noter que pour la première fois le marché volontaire du carbone vient de dépasser le milliard de dollars. Cette augmentation permise par les engagements des entreprises reste néanmoins très faible par rapport au potentiel du marché. La Banque mondiale ne manque pas de considérer que l'article 6 de l'Accord de Paris doit permettre "une croissance future".

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