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OFCE ; Pouvoir d'achat ; Inflation ; Déficit ; Perspectives 2022 ; Fonds de relance européen ; Plan de résilience ; loi Pouvoir d’achat ; Conjoncture

Macro-économie / Taux / OFCE / pouvoir d'achat / Inflation / Déficit / perspectives 2022 / Conjoncture

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OFCE / pouvoir d'achat / Inflation / Déficit / perspectives 2022 / Conjoncture

L’OFCE prévoit une baisse du pouvoir d’achat inédite depuis une décennie

Selon les dernières estimations de l’OFCE publiée ce jeudi, le pouvoir d’achat par unité de consommation devrait se contracter de 0,8 % en 2022 malgré les mesures de revalorisation annoncées par le gouvernement. Cette contraction serait la plus forte depuis 2013, année marquée par un choc fiscal de grande ampleur.
MILOS BICANSKI / AFP
MILOS BICANSKI / AFP

L’OFCE dévoilait hier ses perspectives pour l’économie française 2022. L’organisme indépendant y évalue notamment l’impact des nouveaux chocs sur l’économie française (nouvelle vague épidémique, renforcement des difficultés d’approvisionnement avec la stratégie "Zéro-Covid" de la Chine, forte hausse des prix de l’énergie et guerre en Ukraine) et révise à la baisse la prévision de croissance du PIB qui passe à 2,4 % pour l’année 2022, contre 2,7 % dans sa dernière publication.

 

Inflation et choc négatif sur le pouvoir d’achat des Français

 

La forte hausse des prix de l’énergie depuis la fin 2021, malgré la mise en place du bouclier énergétique et la remise de 15 centimes hors taxe par litre de carburant, a conduit à un choc inflationniste qui est venu frapper de plein fouet le pouvoir d’achat des ménages. L’institut table effectivement sur une inflation de 4,9 % en moyenne sur l’année 2022 tandis que l’inflation hors énergie augmenterait de 3,3 %.

Ce choc inflationniste devrait conduire à un recul du revenu réel des ménages de 0,4 % en 2022, à l’origine d’une diminution de 0,8 % du pouvoir d’achat par unité de consommation, malgré les mesures liées au Plan de résilience (indemnité inflation, blocage des prix du gaz et de l’électricité, remise de 15 centimes hors taxe par litre de carburant) et à la future loi Pouvoir d’achat (indexation accélérée à 4 % des prestations sociales dès juillet, chèque alimentaire, hausse de l’indice de la fonction publique). Cette contraction du pouvoir d’achat va assurément peser sur la dynamique de reprise en raison d’une consommation des ménages fragilisée et en l’absence d’une baisse des taux d’épargne dans un contexte particulièrement incertain.

 

Le déficit se réduit en 2022 mais reste largement au-dessus de celui d’avant crise

 

L’ensemble des mesures engagées par le gouvernement a un coût direct pour les finances publiques. Hors prise en charge du Fonds de relance européen, les économistes de l’OFCE chiffrent le montant des mesures d’urgence et de relance sur la période 2020-2022 à 212 milliards d’euros. Au total, l’État injecterait 260 milliards d’euros (10,5 points de PIB) sur cette période pour amortir les effets de la crise sanitaire et ceux de la crise énergétique et alimentaire.

Après un déficit public qui a atteint 8,9 points de PIB en 2020 et 6,5 points de PIB en 2021, le solde public de la France s’améliorerait en 2022 pour s’établir à 5,6 points de PIB malgré les nouvelles mesures budgétaires pour faire face à la crise énergétique. Deux raisons principales expliquent cette tendance. D’une part, même révisée à la baisse, la croissance reste au-dessus de la croissance potentielle, permettant de réduire le déficit conjoncturel de 0,5 point de PIB. D’autre part, les nouvelles mesures budgétaires mises en place en 2022 présentent un coût inférieur de 0,7 point de PIB à celui de 2021.

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