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Macro-économie / Taux / OFCE / croissance / Chômage

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Avis de tempête pour le marché de l’emploi français / Le chômage devrait augmenter dans l’Hexagone dès la fin de l’année

Le marché de l’emploi en France s’est montré dynamique ces derniers semestres, le dernier en date faisant état de 172 000 emplois créés. Malheureusement l’Observatoire français des conjonctures économiques estime désormais qu’un ralentissement est à craindre, le chômage devrait être de 7,9 % à la fin de l’année prochaine contre 7,2 % actuellement.  
Pôle emploi. Nicolas Liponne / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Pôle emploi. Nicolas Liponne / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Le plein-emploi doit être une réalité pour la France à la fin du prochain quinquennat d’Emmanuel Macron". Cette promesse de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, en pleine campagne présidentielle a pris du plomb dans l’aile cette semaine. L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) vient de publier ses perspectives 2023-2024 pour l’économie mondiale et celles-ci sont plutôt pessimistes sur le front de l’emploi, il y est question que "dans un contexte de hausse du chômage en 2024, la possibilité du plein-emploi s’éloignerait donc ".

L’OFCE estime effectivement que "la seconde moitié de l’année 2023, mais surtout l’année 2024, seraient celles du retournement de la courbe du chômage, ce dernier passant de 7,2 % actuellement à 7,9 % à la fin de l’année prochaine". Ce sont tant "la faible croissance de l’activité" que "le rattrapage partiel des pertes de productivité passées [qui] aurait raison du fort dynamisme de l’emploi observé ces dernières années". La publication fait aussi écho d’un contexte "de hausse marquée de la population active due à la mise en place de la réforme des retraites ".

 

Tableau d’ensemble

 

De manière plus fine, les équipes d’Éric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE, et Xavier Timbeau, directeur général de l’OFCE, parlent d’une dynamique de rebond de l’emploi entamée en 2021 qui s’est achevée à l’issue du premier semestre 2023. Ce dernier a vu 172 000 emplois être créés cependant "un ralentissement s’est enclenché au deuxième trimestre" et devrait donc se poursuivre l’année prochaine.

Une autre nouvelle inquiétante est rapportée concernant la période allant de la fin 2019 au deuxième trimestre 2023, où dans le secteur marchand non agricole "l’emploi salarié a augmenté de 6,5 % alors que la valeur ajoutée n’a crû que de 2 %, révélant des pertes de productivité du travail importantes ". Les deux-tiers de cette difficulté sont attribués à " la baisse passée de la durée du travail, à l’accroissement des effectifs d’apprentis, aux soutiens publics apportés aux entreprises et à la baisse du coût réel du travail". Le rattrapage de ses pertes de productivité n’aiderait pas le marché de l’emploi à rester dynamique.

 

Déficit inchangé

 

Les mois prochains devraient quant à eux permettre à 2024 d’être "l’année de la baisse de l’inflation ", avec des chiffres avancés de 3,3 % en moyenne annuelle et de 2,3 % en glissement annuel en décembre. Un fort reflux est donc anticipé par rapport à celle anticipée par l’OFCE à 5,2 % cette année. La croissance prévue en 2024 est qualifiée de "modeste" et de fait progressait uniquement à 0,9 % contre 0,8 % cette année. La politique monétaire restrictive produirait toujours ses effets et "amputerait la croissance du PIB de -0,9 point en 2024 (après -0,4 point en 2023".

Petite lueur d’espoir concernant les salaires réels qui "augmenteraient (0,6 %) en 2024, ce qui limiterait les effets négatifs des pertes d’emplois (-0,1 %) sur la masse salariale ". Du côté du déficit public, il est attendu à 4,8 % tant en 2023 qu’en 2024 et ce malgré la diminution de nombreuses mesures de soutien, à l’économie ; la faible croissance n’étant pas sans conséquence pour les recettes fiscales. Pour l’année à venir cette dernière est jugée inférieure au potentiel qui est "estimé à 1,4 % selon l’OFCE".

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