Macro-économie / Taux / Coface / Ifri / Russie
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Coface / Ifri / Russie
Avis de tempête pour Coface
"Avec Gazprom qui ne peut plus être considéré comme un fournisseur fiable, c'est la fin d'une architecture construite dans les années cinquante" selon Marc-Antoine Eyl-Mazzega, de l'Institut français des relations internationales (Ifri), et en conséquence les économies européennes ont piqué du nez. Elles cherchent à réduire de plus en plus vite leur dépendance au gaz russe et à réussir leur transition énergétique. Une marche forcée dont elles pâtissent. Le tout récent baromètre Coface (pour le deuxième trimestre) vient notamment de déclasser pas moins de seize pays européens.
Le moins qu'on puisse dire c'est que l'avenir n'est pas au beau fixe pour l'économie dans son ensemble et plus particulièrement pour celle du vieux continent. L'analyse de la situation de Coface est enrichie et partagée par leurs récents partenaires de l'Ifri. Jean-Christophe Caffet, chef économiste de Coface, estime désormais qu' "un atterrissage en douceur est de moins en moins probable et à l'inverse une récession l'est de plus en plus". L'Europe est la première concernée au vu de sa dépendance avec la Russie dont il est dur de se défaire sans coût. L'assureur-crédit a notamment déclassé les principales économies européennes, à l'exception de l'Italie qui possédait déjà un classement peu favorable.
La rupture avec le régime de Vladimir Poutine est quant à elle bel et bien définitive comme l'affirme Tatiana Kastoueva-Jean, directrice du centre Russie/NEI de l'Ifri, "la Russie se ferme de plus en plus et de moins d'informations précises vont en provenir". Maintenant que le divorce entre l'Europe et l'un de ses principaux partenaires semble consommé, il reste à savoir comment les autorités monétaires vont arriver à juguler l'inflation et la possible récession qui l'accompagne.
Jean-Cristophe Caffet se demande notamment si "est ce qu'après avoir été behind the curve [en retard, ndlr] sur l'inflation, la Fed le sera à nouveau sur la récession ? ". Couplé à une Banque centrale européenne qui marche sur des œufs pour éviter la fragmentation de la zone euro, tout semble indiquer que lors des 18 prochains mois on se dirige vers un "sensible ralentissement de l'économie". Ce qui pourrait par la suite arriver à ralentir l'inflation.
Le secteur pharmaceutique est le seul pour lequel l'avenir apparaît moins sombre. Dans le baromètre sectoriel de Coface, il s'agit du seul secteur à disposer d'un "risque faible". Notamment avec un pouvoir important des entreprises pour y fixer les prix.
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