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Gouvernance - rémunérations / Assemblée générale / CAC 40 / patrons
En 2022, les patrons du CAC 40 toucheront moins qu’en 2021
Après une année 2021 record marquée par des primes exceptionnelles notamment chez Stellantis, Danone et Teleperformance, les rémunérations des dirigeants des entreprises du CAC40 devraient baisser cette année, selon la fintech Scalens qui a étudié les assemblées générales de plus de 300 entreprises cotées dans dix pays européens. Ils toucheront en effet en moyenne 7,4 millions d’euros en 2022 contre 8,1 millions d’euros l’année dernière, soit une baisse de 8%. Ces sommes restent toutefois supérieures de 37% au niveau pré-pandémique. En 2019, les patrons du CAC40 avaient perçu 5,4 millions d’euros.
Ce salaire moyen de 7,4 millions d’euros comprend un fixe de 1,3 million d’euros (en hausse lui de 7% sur 2021) ainsi qu’une rémunération variable mais pas les primes exceptionnelles, qui elles ne seront versées qu’en 2023 au titre de l’année 2022.
Au sein de la rémunération variable, les bonus payés en argent (numéraire) devraient grimper de 31% cette année et atteindre 2,56 millions d’euros en moyenne, contre 1,9 millions d’euros en 2021. Les actions de performance et de stock-options devraient quant à elles diminuer en 2022 et sont évalués à 3,6 millions d’euros contre 4,9 millions l’année dernière. La France serait d’ailleurs, selon la fintech, le seul pays européen où cette enveloppe est à la baisse.
L'Hegaxone est en outre classé à la cinquième place des dix pays européens, en termes de rémunération des dirigeants, loin derrière le Royaume-Uni et l'Allemagne où un dirigeant d'une société cotée percevra en moyenne 15 millions d'euros en 2022.
Une réalité qui n'a pourtant pas empêché les actionnaires français de faire de la question de la rémunération des dirigeants le premier sujet de contestation lors des assemblées générales cette année. Celle d’Alexandre Bompard, président-directeur général de Carrefour, par exemple, n’a été adoptée qu’à 58,83% alors que celle de Carlos Tavares, directeur général de Stellantis, a été purement et simplement rejetée par les actionnaires lors d’un vote consultatif.
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