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Obligations vertes ; Union européenne ; Leader ; Sur les marchés ; Green bonds

Macro-économie / Taux / obligations vertes / Union européenne / Sur les marchés

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Les obligations vertes ont le vent en poupe

En forte croissance depuis une décennie déjà, les émissions d’obligations vertes ont bondi en 2021 par rapport à l’année précédente et devraient continuer à croître en 2022. 
La zone euro, avec 39 % du marché d’émissions, représente le principal émetteur sur le marché mondial des obligations vertes (Jean Claude MOSCHETTI / REA)
La zone euro, avec 39 % du marché d’émissions, représente le principal émetteur sur le marché mondial des obligations vertes (Jean Claude MOSCHETTI / REA)

C’est une nouvelle réjouissante pour la transition écologique des États et des entreprises. Après un coup d’arrêt en 2020 du fait de la crise de la Covid-19, les émissions d’obligations vertes ont doublé en 2021, représentant environ 5 % du total des émissions mondiales obligataires de l’année, et devraient encore croître en 2022. Signe d’une dynamique florissante, depuis l’émission du premier Green Bond par la Banque européenne d’investissement en 2007, le marché des obligations vertes a connu une forte croissance, passant de 2 milliards d’euros d’émissions en 2013 à 467 milliards en 2021.

Une obligation verte est un emprunt émis sur le marché par une entreprise ou une entité publique auprès d’investisseurs pour lui permettre de financer ses projets contribuant à la transition écologique (énergies renouvelables, efficacité énergétique, gestion durable des déchets et de l’eau, etc.), plus particulièrement les investissements en infrastructures. Elle se distingue d’une obligation classique par un suivi détaillé sur les investissements qu’elle finance et le caractère vert des projets financés.

Le marché des obligations vertes est réparti presque également entre trois grands types d’émetteurs. Les émetteurs publics, comme l’État français qui a d’ailleurs lancé la première obligation verte souveraine dans le monde en janvier 2017 et a émis à fin mars 2022 l’encours le plus important (45,1 milliards d’euros) parmi les émetteurs souverains. Les émetteurs privés non financiers, qui sont composés pour plus de la moitié du secteur des services à la collectivité, et les émetteurs privés financiers, qui empruntent sur les marchés financiers afin de financer les projets verts de leurs clients.

 

L’Europe leader du marché

 

L’arrivée de nouveaux émetteurs institutionnels majeurs en 2021 a renforcé l’attractivité et la profondeur du marché. Ainsi, les Trésors britannique, italien et espagnol ont lancé leurs premières émissions vertes en 2021. En outre, l’Union Européenne envisage de devenir le premier émetteur mondial d’obligations vertes avec 250 milliards d’euros à horizon fin 2026, attendus dans le cadre du programme de financement Next Generation EU.

La zone euro a ainsi été le principal émetteur mondial d’obligations vertes en 2021, représentant 39 % du marché mondial d’émissions avec 185 milliards d’euros émis. Ses principaux contributeurs sont l’Allemagne (59 milliards) et la France (42 milliards). Les autres émetteurs majeurs sont la Chine (68 milliards), les États-Unis (45 milliards) et le Royaume-Uni (28 milliards).

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