Macro-économie / Taux / obligations vertes / Moody's
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obligations vertes / Moody's
2021 marque le retour des obligations vertes
La préoccupation croissante de l’Union européenne, du Royaume-Uni, des États-Unis et de la Chine en matière de réchauffement climatique s’est manifestée par la mise à contribution des marchés financiers pour atteindre les objectifs de décarbonisation. Ce qui, estime l’agence de notation Moody’s, a provoqué l'an dernier une montée en puissance des émissions d'obligations dites durables - qui regroupent les obligations vertes, sociales et responsables - de la part des institutions financières et des banques de développement.
En 2020, près de la moitié du total des émissions mondiales (de 490,6 milliards de dollars) des institutions financières et banques de développement portait sur des obligations durables : 225 millions de dollars d’obligations durables ont été émis, une progression de près de 70 % par rapport à 2019.
"La reconnaissance [par les États] que le changement climatique est un risque important et que le secteur financier bénéficie d’une position unique pour l’atténuer en pesant sur les décisions de prêt et de distribution de capital" s'est traduite par de nouvelles réglementations qui ont eu un effet immédiat sur les volumes émis. À titre d'exemple concernant les réglementations, un tiers du plan de relance européen post-Covid de 750 milliards d'euros doit être obligatoirement financé par des obligations vertes.
En conséquence, les émissions - de la part des institutions financières et banques de développement - continueront d'augmenter et atteindront, selon le rapport de l'agence publié la semaine dernière, un montant record proche de 300 milliards de dollars cette année, une hausse de 30 % en comparaison avec 2020 - qui représentait déjà un plus haut historique.
Le retour des obligations vertes
Les analystes estiment que l’année 2021 sera également caractérisée par un rebond du volume d’obligations vertes émises sur les marchés financiers par les institutions financières et banques de développement de l’ordre de 38 %, qui était en légère baisse (-2 %) au cours de l’année passée. Mais ce repli en 2020 a été largement compensé par la hausse significative des placements (123 milliards de dollars) en obligations sociales et responsables.
En effet, le principal changement survenu cette année est le succès de ce type d'obligations plutôt que de celles liées au changement climatique, un phénomène que l’on doit à la pandémie qui a encouragé l’émission d’obligations permettant de financer la lutte contre le virus. Le volume émis d’obligations sociales a été multiplié par cinq et celui des obligations responsables a plus que doublé en 2020.
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