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Europe : comment les Etats limitent la casse économique
Les Etats européens ne sont pas restés les bras croisés depuis le 24 février et l’invasion de la Russie en Ukraine. Les conséquences économiques de ce conflit sont telles qu’ils ont dû mettre la main à la poche pour en limiter l’ampleur. Dans une étude, la Banque centrale européenne (BCE) nous apprend que c’est 1 point de Produit intérieur brut (PIB) que les pays membres de la zone euro prévoient d’injecter (le PIB nominal des Dix-neuf représentait 12.270 milliards d’euros en 2021) - cela ne prend pas en compte le plan de soutien allemand venant d'être annoncé.
"Les trois quarts de cette aide représentent de nouvelles mesures compensatoires introduites en réponse à la hausse des prix de l'énergie après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le reste du soutien lié à la guerre est associé aux dépenses de défense et à l'aide aux réfugiés", expliquent Cristina Checherita-Westphal, Maximilian Freier et Philip Muggenthaler, économistes à l’institution de Francfort et auteurs de l’étude.
Cette centaine de milliards d’euros déversée, pour plus des deux tiers sur les ménages, a ainsi comme priorité numéro une d’atténuer une inflation inédite en quatre décennies sur le Vieux continent (8,9% sur un an en juin) et préserver tant que faire se peut le pouvoir d’achat des consommateurs. "En termes d'impact macroéconomique, les mesures budgétaires liées à la guerre devraient avoir un effet positif sur la croissance du PIB et réduire temporairement les pressions inflationnistes en 2022", indique l’étude.
Dans le détail, l'ensemble des mesures (la hausse des dépenses militaires est également prise en compte) pourraient augmenter la croissance du PIB de la zone euro d'environ 0,4 point et réduire l'inflation (principalement en limitant la hausse des prix de l'énergie) d'un peu moins de 0,4 point de pourcentage en 2022, estiment les économistes.
Pour mémoire, la Banque centrale européenne anticipe une croissance de 2,8% cette année et une inflation de 6,8%.
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