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Entreprises / Actions / Schneider Electric / Aveva / Peter Herweck / révolution numérique

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Schneider Electric / Aveva / Peter Herweck / révolution numérique

Schneider Electric débourserait 4 milliards d'euros pour Aveva

L'offre de Schneider Electric pour monter à 100% du capital de sa filiale britannique Aveva serait imminente et s'élèverait à 4 milliards d'euros. L'opération irait dans le sens de l'histoire en renforçant l'exposition du groupe à la révolution numérique de l’industrie.
L'offre de Schneider Electric sur sa filiale britannique Aveva serait imminente - Francois HENRY/REA
L'offre de Schneider Electric sur sa filiale britannique Aveva serait imminente - Francois HENRY/REA

Schneider Electric devra définitivement se passer d’effet de surprise. De la même façon que Bloomberg avait révélé fin août son intérêt pour monter à 100% de sa filiale britannique de logiciels d’ingénierie et industriels Aveva, Sky News a rapporté lundi que l’annonce de l’accord serait imminente. Le groupe français est de toute façon contraint de prendre une décision avant la date limite du 21 septembre imposée par le régulateur britannique des offres publiques d’achat.

Les conseils d'administration des deux sociétés et leurs conseillers discutent d'un prix de plus de 30 livres par action pour que Schneider Electric acquière les quelque 40% d'Aveva qu'il ne possède pas encore, a indiqué le média anglais. Sur cette base, l’opération coûterait environ 3,5 milliards de livres, soit un peu plus de 4 milliards d’euros au groupe dirigé par Jean-Pascal Tricoire.

Contactée par WanSquare, l’entreprise n’a pas souhaité commenter ces informations. Tout en précisant qu’il n’y avait aucune certitude que le projet de rachat envisagé se matérialise, le groupe s’est déclaré le mois dernier "convaincu que l’intégration d'Aveva avec des activités software de Schneider Electric renforcera[it] la société et lui permettra d’accélérer l’exécution de sa stratégie de croissance".

Aux yeux des analystes d'Invest Securities, l'opération est tout simplement "inévitable" et "dans le sens de l’histoire". Le courtier en veut pour preuve "les engagements pris au moment de la fusion en 2017 et la nomination l'an dernier à la tête d'Aveva de Peter Herweck", ancien dirigeant de la division mondiale d'automatisation industrielle de Schneider Electric.

Pour le groupe français, qui avait pris 60% d’Aveva il y a cinq ans, l’opération augmenterait encore davantage son exposition à la tendance porteuse de la révolution numérique de l’industrie. Renforcé par le rachat l’an dernier de l'éditeur californien de logiciels de données industrielles OSIsoft pour un montant de 5 milliards de dollars, soit environ 4,2 milliards d'euros, Aveva affiche de fortes ambitions en termes à la fois de croissance et de rentabilité.

"La direction prévoit un taux de croissance annuel moyen du chiffre d'affaires organique d'environ 10 % entre 2021 et 26, porté par la numérisation croissante, les synergies de revenus de plus de 100 millions de dollars d'OSIsoft et des relèvements annuels de tarifs", rappelle le cabinet Stifel. Ce potentiel de croissance pourrait cependant se révéler davantage sur la fin de la période compte tenu de la transition progressive des ventes d’Aveva vers un modèle d’abonnement (SaaS).

"Les abonnements SaaS devraient représenter plus de 60 % du chiffre d'affaires de l'exercice 2026, contre 34 % pour 2022, dont 25% environ devraient provenir des clients cloud", ajoute Stifel.

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