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EQT s’apprête à mettre la main sur Trescal / Le fonds suédois compte accélérer la stratégie du champion de la métrologie
Nouveau changement de contrôle en vue pour Trescal. Le leader mondial des services de métrologie, propriété du gestionnaire du régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario (Omers) depuis 2017, qui l’avait alors racheté 670 millions d’euros des mains du fonds Ardian, s’apprête à passer sous le contrôle d’EQT Infrastructure.
La société suédoise de capital-investissement EQT aux plus de 114 milliards d’euros d’actifs sous gestion a annoncé lundi que son fonds Infrastructure était entré en négociations exclusives en vue de l’acquisition d’une participation majoritaire dans la société. Aucun montant de la transaction envisagée n’a été officiellement dévoilé, mais celle-ci valoriserait Trescal à environ 1,4 milliard d’euros selon plusieurs sources concordantes.
Pour la financer, EQT compte utiliser un financement unitranche, avec la mise en place d’un club deal de cinq fonds de dette. "Et nous apporterons l’equity à travers notre cinquième fonds d'Infrastructure", explique à WanSquare Thomas Rajzbaum, managing director chez EQT Partners, qui dirige l’équipe Infrastructure du bureau parisien ouvert il y a deux ans et demi. Le fonds EQT Infrastructure V clôturé l’an dernier à un montant de 15,7 milliards d’euros avait signé un record de levée pour la thématique en Europe.
De son côté, Omers ne quittera pas l’aventure pour autant, puisque les discussions en cours prévoient que le fonds de pension canadien demeurera un investisseur minoritaire aux côtés d’EQT Infrastructure, le nouveau tour de table visant à accompagner la société dans une nouvelle phase de croissance.
450 millions d'euros de chiffre d'affaires
Trescal est une ancienne filiale d’Air Liquide. Le géant des gaz industriels s’en était séparé en 2007 au profit du fonds d'investissement Astorg Partners. L’entreprise, qui réalisait à l’époque un chiffre d'affaires de 72 millions d'euros pour 700 salariés, s’est considérablement développée depuis, en grande partie sous la houlette d’Olivier Delrieu. Celui-ci, diplômé d'HEC et passé par l'aéronaval, est toujours président de l’entreprise mais il en a cédé la direction générale en 2019 à Guillaume Caroit, HEC également.
Pendant ce temps, la société, passée sous le contrôle d’Ardian en 2013, puis d’Omers, a véritablement changé de dimension. Leader mondial de l’étalonnage en laboratoire pour des instruments d’essai et de mesure dans des secteurs essentiels tels que les transports, la santé et les télécommunications, Trescal emploie aujourd’hui 4 400 personnes à travers un réseau de plus de 380 sites répartis dans 29 pays et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 450 millions d’euros. Son potentiel demeure considérable, et EQT compte bien contribuer à le développer.
"Nous pouvons apporter une importante valeur ajoutée à l’activité du fait de la dimension mondiale d’EQT, qui s’est encore accentuée avec l’acquisition cette année de Baring Private Equity Asia. Notre réseau international permettra d’accélérer la croissance de Trescal dans de nombreuses zones géographiques", explique Thomas Rajzbaum.
Trescal marque la troisième opération du bureau parisien d’EQT après le rachat en 2018 de la SAUR, troisième acteur privé dans le traitement des eaux usées en France, puis celui en 2020 du groupe de maisons de retraite Colisée.
Pourquoi cette acquisition alors que Trescal n’est pas à proprement parler une "infrastructure" ? "Il s’agit du type d’activité que nous recherchons, résiliente et peu soumise aux cycles économiques", explique Thomas Rajzbaum. "Trescal rend un service essentiel. La calibration est au cœur des processus de production et des systèmes qualité des industries, et elle s'effectue quel que soit le taux d’utilisation des lignes de production", ajoute-t-il. Même une possible récession ne devrait ainsi pas beaucoup affecter l'activité de l'entreprise.
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