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Le secteur financier se veut plus collaboratif / Mais la prudence reste de mise en France
L’Open Banking n’a plus vraiment à faire ses preuves chez les financiers : 98% des institutions françaises interrogées par le cabinet Finastra, pour l’étude Services financiers : State of the Nation considèrent même que le partage de données bancaires - sous réserve d'accord des utilisateurs - avec des parties tierces est devenu incontournable.
La finance gagne en popularité
Moins répandue car pas encore encadrée par la législation, son homologue l’Open Finance commence elle aussi à s’attirer les faveurs des professionnels du secteur. Si celle-ci repose sur le même principe de partage de données avec des parties tierces, elle concerne, cependant, l’intégralité de l’empreinte financière d’un individu. Et la proportion des interrogés la considérant comme incontournable, selon l'étude, a grimpé de dix points sur une année, passant de 32% à 42%.
Ainsi, les Français, en matière d’appréciation de l’Open Finance, se placent bien devant leurs voisins allemands (34%) et juste derrière la Grande-Bretagne (47%). Et la plupart des dirigeants interrogés déclarent que l’Open Finance aurait d’ores et déjà un impact positif sur le secteur financier, dans une proportion égale à la moyenne mondiale.
Le concept séduit dans l’idée
Car malgré cet enthousiasme affiché, les trois quarts des entreprises françaises déclarent également avoir limité leurs investissements dans les technologies bancaires, au regard du contexte économique actuel défavorable. Ce qui ramène les entreprises françaises tout en bas du classement des taux d’investissement parmi l’ensemble des sept pays interrogés (France, Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis, Hong-Kong, Singapour et Émirats Arabes Unis).
Et pourtant : une écrasante majorité des institutions françaises (84%) reconnaissent que les technologies bancaires comme le Banking as a Service (solution de services bancaires) ou Embedded Finance (intégration de services financiers) sont de véritables leviers de croissance et de nouvelles sources de revenus. Autre intérêt non négligeable : l’Open Banking permet, pour plus de la moitié de l’échantillon, d’attirer de nouveaux clients, similaires à ceux déjà acquis. Des avantages que les institutions financières ne comptent pas mettre de côté, puisque l’optimisme pour 2023 est affiché. Dans six mois, les taux d’investissement auront retrouvé leur niveau d’avant-crise, estiment 72% des entreprises française interrogées.
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