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Le moral des entreprises tient le choc / Le Medef en appelle au bon sens des fournisseurs d’énergie

Lors de ses vœux à la presse, le président du Medef a souhaité en finir avec les prévisions trop alarmistes de certains économistes en rappelant la résilience des entreprises françaises dans un contexte économique difficile. Des combattantes comparées à des sportifs de haut niveau. 
Geoffroy Roux de Bézieux (©Eric TSCHAEN/REA)
Geoffroy Roux de Bézieux (©Eric TSCHAEN/REA)

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, l’année 2023 démarre sur un constat : "L’écart entre le pessimisme concernant le pays et l'optimisme concernant l’entreprise n’a jamais été aussi grand ", a assuré ce mercredi matin le président du Medef à l’occasion de ses vœux à la presse. Il y aurait donc une réalité économique d’un côté et la réalité de terrain des entreprises de l’autre. Et pour prouver ses dires, le président du Medef a divulgué les résultats de la nouvelle édition d’une étude réalisée en collaboration avec l’Ifop sur le moral des dirigeants, une initiative lancée en pleine crise pandémique.

De fait, 82% des 600 dirigeants interrogés se sont déclarés optimistes en janvier vis-à-vis de la situation économique de leur entreprise (dont 14% très optimistes), un score en hausse de 4 points par rapport à la dernière édition publiée en août dernier. En revanche ils ne sont que 43% à se montrer optimistes quant à la situation économique du pays, soit un écart de -9 points par rapport à l’édition précédente. Plus de neuf entreprises sondées sur dix (92%) prévoient même de fortes répercussions de la conjoncture sur l’économie française (dont 31% "très fortes").

 

Des carnets de commandes bien fournis

 

Et pourtant, les dirigeants semblent avoir toujours des raisons d’espérer malgré un contexte économique plus qu’incertain. "La succession de crises a pour conséquence une adaptation de plus en plus forte de la part des chefs d’entreprises vis-à-vis des répercussions possibles sur leurs activités. Ils sont comme des sportifs de haut niveau qui font face", a martelé le patron des patrons. Il faut dire que pour 46% des dirigeants, les carnets de carnets de commande sont plutôt bien remplis, une tendance stable sur quatre mois (47% en août 2022). De plus, la situation financière de leur entreprise est restée stable sur quatre mois pour 57% d’entre eux, 65% la jugeant même plutôt saine.

En conséquence, les projets d’investissements tiennent le coup, 64% du panel les maintiennent inchangés. " On aurait pu craindre un gel des intentions d’investir. Mais il y a une volonté de continuer à se battre pour les chefs d’entreprises ", a constaté Geoffroy Roux de Bézieux. Mieux, 43% des dirigeants interrogés ont déclaré vouloir augmenter la rémunération de leurs collaborateurs. "Les abandons de poste se multiplient. Le challenge le plus important des dix prochaines années sera de fidéliser les collaborateurs et de rester attractif ", a prévenu le président du Medef.

 

L’énergie : préoccupation numéro un

 

En revanche, parmi les principales craintes qu’ils expriment, l’augmentation des prix de l’énergie dans les mois qui viennent arrive en tête, loin devant les difficultés à recruter (41%), une problématique qui caracolait en haut du classement l’été dernier. 57% des chefs d’entreprise mentionnent en effet désormais cette problématique comme priorité numéro un contre 47% l’été dernier. "48% des industriels ont renégocié leurs contrats énergétiques l’année dernière, ces derniers étant arrivés à échéance. Un gros tiers va s’y atteler en 2023. Mais il ne faut pas oublier que le prix de l’énergie est volatil. Nous constatons donc aujourd’hui une vraie disparité entre ceux qui ont renégocié leur contrat lorsque les prix étaient au plus haut et ceux qui vont profiter du reflux des prix lié à l'absence de pénurie d'énergie", a souligné le président du Medef qui a en profité pour en appeler au bon sens des fournisseurs d’énergie. "Nous demandons aux fournisseurs qui ont placé des contrats hors marché de faire preuve d’intelligence et d’être plus en phase avec les prix des marchés d’aujourd’hui", a-t-il déclaré.

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