Dirigeants, gouvernance / Stellantis / agnelli / Fiat / PSA / peugeot psa / John Elkann / andrea agnelli / juventus
Dirigeants, gouvernance
Stellantis / agnelli / Fiat / PSA / peugeot psa / John Elkann / andrea agnelli / juventus
Sous la pression d'affaires judiciaires, Andrea Agnelli se met en retrait / La famille fondatrice de Fiat restera représentée au conseil d’administration de Stellantis
Pris dans les tourments d’une affaire judiciaire, Andrea Agnelli va démissionner du conseil d’administration (CA) de Stellantis, vient d'annoncer le constructeur automobile. De même, il ne sera pas candidat à sa réélection au conseil d’administration d’Exor, la holding de la famille fondatrice de Fiat qui regroupe l’ensemble de ses participations. Dans Stellantis, dont elle est le premier actionnaire à hauteur de 14%, mais aussi dans Ferrari, Louboutin ou encore The Economist.
En clair : à 47 ans, le neveu de Gianni Agnelli, le patron historique de Fiat, se retire de l’ensemble de ses mandats de direction, après avoir déjà abandonné la présidence de la Juventus de Turin en novembre dernier. Un poste qu’il occupait depuis 2010 mais qu’il a été contraint de quitter. Il est soupçonné par la justice italienne, avec onze autres ex-dirigeants du club coté en Bourse, d’avoir manipulé les marchés au travers de la diffusion d’informations biaisées et d’avoir produit des factures pour des transactions supposées inexistantes entre 2018 et 2021.
Une remise en procès a été demandée par la justice (elle sera examinée fin mars). Andrea Angelli doit aussi faire face, depuis vendredi, à une autre mauvaise nouvelle. Dans le cadre d’une enquête concernant des plus-values gonflées sur les transferts, l’héritier a été suspendu du club pour deux années, lors d’un second procès devant la Cour d’Appel fédérale.
La dynastie turinoise reste en place
La retraite contrainte d’Andrea Agnelli ne signifie pas, en revanche, que la famille Peugeot et que Carlos Tavares ne pourront plus compter sur un membre de la dynastie turinoise. John Elkann, le petit-fils de l’"Avvocato" Gianni Agnelli, siégera toujours au CA du constructeur automobile, en ses qualités de président.
Propulsé par son grand-père au conseil d’administration de Fiat à seulement 21 ans, ce natif new-yorkais a progressivement appris son métier, pour devenir un véritable capitaine d’industrie.
S’il a la réputation d’un homme discret, longtemps resté dans l’ombre de son bras droit et mentor, Sergio Marchionne, il a pourtant été aux manettes lors d’opérations capitales pour le groupe familial. Avec en première place, évidemment, la fusion entre Fiat et PSA, aujourd’hui Stellantis et qui fête cette année son deuxième anniversaire.
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