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Atos / Evidian / Unify / Mitel Networks / Unified Communications & Collaboration / UCC / diane galbe

Atos éloigne le risque d’une augmentation de capital / L’objectif de 700 millions d’euros de cessions est en bonne voie d’être atteint

En discussion pour céder sa division Unifed Communications & Collaboration, Atos est bientôt proche d’avoir réalisé l’intégralité de son programme de cessions d’actifs. Ce qui pourrait écarter les risques d’augmentation de capital et permettre au groupe de s’enlever un peu de pression au moment de mettre en œuvre son plan de transformation.
Atos négocie la vente de ses activités Unified Communications & Collaboration au canadien Mitel - Laurent GRANDGUILLOT/REA

 cession de avec le groupe canadien Mitel Networks
Atos négocie la vente de ses activités Unified Communications & Collaboration au canadien Mitel - Laurent GRANDGUILLOT/REA cession de avec le groupe canadien Mitel Networks

Sera-ce suffisant pour complètement rassurer les investisseurs sur sa situation financière ? Atos a annoncé mercredi être entré en négociations exclusives avec le groupe canadien Mitel Networks pour lui céder son activité de communications unifiées et de services de collaboration (Unified Communications & Collaboration ou UCC). Celle-ci propose des solutions de communications unifiées "sur site", des solutions de communications unifiées as-a-service et des centres de contact disponibles dans le cloud as-a-service.

L’opération, si elle se concrétise, marquerait une étape clé dans la mise en œuvre du programme de cession d’actifs non stratégiques que le groupe s’est engagé à réaliser dans le cadre du financement de son vaste plan de transformation présenté en juin dernier. Le géant français de l'informatique dirigé depuis quelques mois par un triumvirat composé de Nourdi Bihmane, qui pilote les activités historiques de services informatiques, Philippe Oliva, en charge des activités Digital & Big Data et Sécurité, et Diane Galbe, la directrice générale adjointe en charge du pilotage des projets stratégiques, s’est engagé sur des cessions d’un montant total de 700 millions d’euros.

Atos ne mentionne pas le montant envisagé pour la vente d’UCC, mais indique que cela le "rapproche de l’objectif " qu'il s'est fixé. Sachant que le programme de cession ne comprenait à date que la cession de la participation résiduelle dans Worldline, pour environ 220 millions d’euros, et la vente de ses activités en Italie pour environ 240 millions d’euros, "cela reviendrait à un prix d’UCC d’environ 250 millions d’euros, soit seulement 0,5 fois le chiffre d’affaires ", notent les analystes d’Invest Securities. Un prix de cession qui "n’est à priori pas mirobolant ", remarque le courtier.

Il l'est encore moins au regard du prix payé il y a quelques années pour acquérir ces mêmes activités. UCC est l’ancienne société Unify que le géant informatique français, alors dirigé par Thierry Breton, avait racheté en 2015 auprès de l’allemand Siemens et du fonds d’investissement américain The Gores Group pour 340 millions d’euros et une valorisation globale de 590 millions d’euros. L’entité représentait à l’époque un chiffre d’affaires annuel de 1,2 milliard d’euros, tombé aujourd’hui à 550 millions d’euros. L'activité NG 9-1-1 d’Unify (système de communications critiques pour services d'urgence aux Etats-Unis) ne fait toutefois pas partie des négociations exclusives.

Sans trop s’attarder sur le montant, "la cession d’UCC est en soi une bonne nouvelle" préfère retenir Invest Securities. L’opération, "permet de crédibiliser le plan de financement de transformation du groupe, et d’écarter par conséquent les risques d’augmentation de capital ". Elle pourrait donc permettre au groupe de moins se focaliser sur le cash et davantage sur l’articulation dudit plan. En particulier concernant la future branche Evidian qui doit regrouper toutes les activités en forte croissance dans le big data, les serveurs haute performance, les supercalculateurs et la cybersécurité. Celle-ci suscite de nombreux intérêts. Atos a déjà rejeté une offre de 4,2 milliards d’euros de la société de services numériques Onepoint, Thales ne vise que les actifs de cybersécurité, tandis qu’Airbus envisage une prise de participation minoritaire au capital d'Evidian.

 

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