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Entreprises / Actions / Atos / Nourdine Bihmane / diane galbe / Philippe Oliva

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Atos / Nourdine Bihmane / diane galbe / Philippe Oliva

Atos rassure sur son financement

Les investisseurs poussent mercredi un ouf de soulagement à l’annonce du succès du financement bancaire du plan de transformation d’Atos, malgré des résultats semestriels mitigés et des perspectives opérationnelles qui tendent à se dégrader pour le second semestre.
Atos a sécurisé le financement bancaire de son plan de transformation - Laurent GRANDGUILLOT/REA
Atos a sécurisé le financement bancaire de son plan de transformation - Laurent GRANDGUILLOT/REA

L’actualité d’Atos s’améliore bien que la tonalité du discours de l’entreprise de services du numérique sur ses perspectives semble se détériorer. A l’occasion mercredi de la publication de ses résultats semestriels, le groupe que dirige depuis peu Nourdine Bihmane a "affiné" à la baisse la fourchette de ses perspectives de marge opérationnelle et de flux de trésorerie disponibles.

La société prévoit désormais que sa marge opérationnelle de l’exercice en cours devrait se situer dans "le bas de la fourchette" de 3% à 5% qu’elle s’était fixée en début d’année. Chaque mot compte et le vocabulaire évolue légèrement dans le mauvais sens sachant que la présentation mi-juin du plan stratégique très décrié, prévoyant une scission en deux de l’entreprise, avait donné lieu à un premier ajustement. Le groupe avait alors indiqué que ses tendances d’activités "point[ai]ent vers la moitié inférieure de la fourchette de marge opérationnelle".

Cette fois-ci, la prévision de flux de trésorerie disponible est également concernée. Atos l’envisage désormais "dans le bas de la fourchette de -150 millions d’euros à 200 millions d’euros", et "hors impacts supplémentaires du plan de transformation envisagé", prend-il le soin de préciser. Lesdits impacts sont estimés à environ 250 millions d’euros, incluant le coût du financement, en ligne avec les informations communiquées lors de la présentation du plan en juin.

 

Second semestre déterminant

 

Le groupe attend beaucoup du second semestre sur lequel repose l’essentiel de la performance attendue en 2022. "La croissance du chiffre d’affaires à taux de change constants devrait revenir en territoire positif au cours du second semestre, soutenue par la traction commerciale observée au deuxième trimestre", espère l’entreprise.

La nouvelle équipe dirigeante d’Atos composée de Nourdine Bihmane, de la directrice de la stratégie Diane Galbe, et de Philippe Oliva, directeur général délégué en charge du périmètre Digital et Big Data et Sécurité (BDS), met ainsi en avant la dynamique commerciale qui "s’est fortement améliorée au deuxième trimestre avec un net rebond de la prise de commande, auprès de clients existants comme de nouveaux, et la signature de plusieurs contrats d’envergure, dont un nouveau supercalculateur dans le cadre du programme EuroHPC".

En matière de rentabilité, Atos s’attend à une augmentation "significative" de sa marge opérationnelle "grâce aux actions d’amélioration de la performance initiées plus tôt dans l’année". Des actions qui portent notamment sur les coûts de structure. En particulier, l’abandon de l’organisation Spring élaborée par l’ancien directeur général du groupe Elie Girard, brutalement évincé d’Atos fin octobre dernier, remplacé par Rodolphe Belmer, lui-même rapidement ecarté au profit de Nourdine Bihmane, doit générer des économies.

 

Transition financée

 

En attendant d’observer les performances de la deuxième partie de l’année, les résultats du premier semestre en eux-mêmes n’ont toutefois pas fait d’étincelles. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 5,6 milliards d’euros, en léger repli de 0,6% à taux de change constants, et en retrait de 2,1% en base organique, avec toutefois avec une poursuite de l’amélioration séquentielle au deuxième trimestre, en baisse de 1,9% après le recul de 2,4% du premier. Dans le même temps, la marge opérationnelle s’est établie à 59 millions d’euros, soit 1,1 % du chiffre d’affaires. Le consensus des analystes tablait sur un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros et une marge opérationnelle à 106 millions d’euros.

"Seule bonne nouvelle, le groupe annonce avoir trouvé un accord pour son nouveau financement bancaire", notent les analystes d’Invest Securities. Ce financement fournira les moyens financiers nécessaires durant la période de transition précédant la séparation envisagée dans le cadre du nouveau plan stratégique. Atos a déjà reçu l’engagement des banques pour la conversion de 1,5 milliard d’euros, sur 2,4 milliards d’euros de sa facilité de crédit renouvelable. "La période de transition est désormais entièrement financée", a indiqué la société. Cette première bonne nouvelle depuis longtemps reçoit un très bon accueil en Bourse. L’action Atos s’envolait mercredi de 10% à mi-séance.

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