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L’inflation profite à Edenred / Des solutions d’avantages aux salariés toujours plus plébiscitées

Avec une large gamme de services prépayés totalement digitalisée, le groupe a réalisé une nouvelle année record en 2022. Une stratégie d’investissements technologiques qui a su convaincre les marchés sous-pénétrés tels que les PME mais qui a aussi permis aux employeurs de favoriser le pouvoir d’achat de leurs salariés dans un contexte inflationniste.
Edenred (DR)
Edenred (DR)

"Edenred vole de record en record", s’est félicité ce matin son président-directeur général, Bertrand Dumazy, lors de la présentation des résultats annuels du groupe. Après une année 2021 déjà record, l’année 2022 restera elle aussi dans les annales du spécialiste des solutions de paiement pour les entreprises. Pour la première fois de son histoire, le groupe a franchi le cap des deux milliards d’euros de revenu total avec un taux de marge brute d’exploitation affolant de 41,2 %, en progression de 0,7 point en données comparables par rapport à l’année dernière. Son résultat brut d’exploitation (EBITDA) s’affiche quant à lui à 836 millions d’euros, soit près de 25 % de mieux qu’un an auparavant en données publiées. "Edenred en 2022 c’est une croissance historique en termes de taux, avec 25 % de croissance en données publiées dont 30 % au dernier trimestre, mais aussi en termes de valeur, avec 881 millions d’euros de free cash-flow disponible ", a fièrement annoncé le président-directeur général.

Une croissance équilibrée - et à deux chiffres- visible sur toutes ses lignes de produits (avantages aux salariés, mobilité professionnelle et solutions complémentaires dont les services de paiement) ainsi que dans toutes les zones géographiques où le groupe est présent.

Il faut dire que l’inflation fut porteuse pour le groupe Edenred qui a été perçu par nombre d’entreprises comme une solution avantageuse pour favoriser le pouvoir d’achat des collaborateurs. Ses tickets-restaurants représentaient encore à eux seuls, l’année dernière, 40 % de son chiffre d’affaires opérationnel. Au total, la ligne "avantages aux salariés", pèse pour plus de 1,15 milliard d’euros. Mais d’autres produits sont de plus en plus sollicités, tels que sa carte énergie (20 % du chiffre d’affaires) ou encore les cartes cadeaux, les tickets de mobilité individuelle (trottinette, vélo…) qui comptent désormais eux aussi pour 20 % des résultats du groupe. Une conjoncture économique qui a aidé Edenred à "poursuivre sa conquête des marchés qui restent largement sous pénétrés tels que le segment des PME. Nos solutions totalement digitalisées leur permettent de gagner en flexibilité", a expliqué le PDG.

Mais l’inflation ne fait pas tout. "Surtout, tous les investissements technologiques réalisés depuis 2016 (1,9 milliard d'euros dont 385 millions d’euros en 2022) et notamment pendant la crise sanitaire portent désormais leurs fruits", a souligné Bertrand Dumazy.

Au-delà de ces performances exceptionnelles, la plus belle pour Edenred sera sans doute son intégration, en septembre dernier, au CAC 40 ESG. De fait, le groupe a surperformé ses objectifs extra-financiers fixés pour 2022 avec notamment la réduction de l’intensité de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2013 qui ressort à -51 %, contre un objectif de -36 %.

Dans ce contexte, le patron d’Edenred aborde 2023 avec le sourire malgré la présence de certains vents contraires. Et on le comprend, la dette du spécialiste des solutions de paiement est passée de 816 millions d’euros à fin décembre 2021 à 307 millions d’euros. "Certes le prix de l’essence et la baisse de la croissance mondiale peuvent être considérés comme des vents de face mais nous sommes présents dans 45 pays ce qui nous offre une couverture très large, d’autant que la France ne représente que 16 % de notre chiffre d’affaires. Par ailleurs, certains vents sont au contraire très positifs : les entreprises vont continuer à vouloir favoriser le pouvoir d’achat de leurs collaborateurs et à retenir les talents grâce à nos solutions ", prédit Bertrand Dumazy. Rappelons que dans le cadre de son plan stratégique "Beyond" destiné à couvrir la période 2022-2025, le groupe vise une croissance organique annuelle de son Ebitda d’au moins 12 % et ambitionne d’atteindre un revenu total de l’ordre de 5 milliards d’euros en 2030. "Des objectifs tout à fait réalisables", a certifié le patron d’Edenred ce matin.

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