Macro-économie / Taux / France / TPE-PME / Investissements
Macro-économie / Taux
France / TPE-PME / Investissements
France : les TPE/PME ne vont pas rester les bras ballants en 2023 / Près de six sur dix comptent investir
Bonne nouvelle pour la croissance économique française, les TPE-PME gardent le moral et se projettent. Leurs intentions d’investissement apparaissent en hausse par rapport au trimestre précédent : 56% d’entre elles comptent investir en 2023 (contre 46% au dernier trimestre 2022 pour l’année 2022), d’après le baromètre de Bpifrance Le Lab et Rexecode. Un soutien de poids à une activité économique qui s’annonce atone cette année en raison des multiples vents contraires qu’elle doit affronter ; pour mémoire, l’investissement des entreprises non financières représente près de 15% du Produit intérieur brut (PIB) de l’Hexagone.
Dans le détail, la part des dirigeants de TPE-PME qui estiment que leurs dépenses d’investissement seront en hausse cette année (26 %) perd 4 points sur un an mais en gagne 7 sur le trimestre, restant légèrement sous sa moyenne de longue période. Les dirigeants sont un peu plus nombreux à prévoir une baisse de leurs dépenses d’investissement (30 %, soit +7 points sur un an mais −3 points sur le trimestre).
Par ailleurs, si le solde d’opinion quant à l’évolution des montants investis reste négatif (−4 points) et en baisse sur un an (−10 points), il apparaît en hausse sur le trimestre (+10 points). Il reste néanmoins sous la moyenne observée avant crise sanitaire (+7 sur la période T1 2017–T4 2019).
Pourquoi investir
Dans quel but les chefs d’entreprise envisagent d’investir ? Le renouvellement ou la modernisation des équipements et installations sont les principales destinations des dépenses d’investissement. A noter que la raison environnementale (qui prend en compte l’objectif d’économie d’énergie) arrive en troisième position : 42 % des chefs d’entreprise la citent comme une motivation de l’investissement (+3 points sur le trimestre) soit une proportion qui reste largement au-dessus de sa moyenne historique de 25%.
En outre, l’on trouve ensuite l’introduction de nouveaux produits ou services et l’extension de la capacité de production (citées chacune par 34 % des dirigeants, des proportions en baisse sur un an de respectivement 6 et 4 points). Les objectifs de mise aux normes et de nouvelle implantation sont, quant à eux, mentionnés par un dirigeant sur quatre.
Financement coûteux
Cette volonté d’investir prend place dans un contexte où les conditions de financement se sont fortement durcies depuis début 2022 sous l’effet de la normalisation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). Alors qu’il atteignait 1,47% en décembre 2021, le coût du crédit bancaire pour les PME a bondi à 3,34% un an plus tard, montrent les données publiées par la Banque de France.
Or, "la proportion de dirigeants signalant des difficultés de financement de leurs investissements est en hausse de 5 points ce trimestre, à 20 %, une proportion supérieure à sa moyenne de long terme (17 %)", rapporte le baromètre de Bpifrance et Rexecode, confirmant le message envoyé par la dernière enquête de la BCE auprès des banques.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

