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Scor / réassureur / réassurance / Denis Kessler / Thierry Léger / François de Varenne

Scor donne des gages sur son redressement / Le réassureur accélère avant l’arrivée de son nouveau directeur général

Scor commence à récolter les premiers effets du plan d’urgence de restauration de sa rentabilité. Le groupe de Denis Kessler compte persévérer dans cette voie dans les prochains mois, tout en préparant l’arrivée début mai de son tout nouveau directeur général, destiné à piloter la prochaine feuille de route pluriannuelle en préparation.
Denis KESSLER,  le président de Scor - Marc BERTRAND/CHALLENGES-REA
Denis KESSLER, le président de Scor - Marc BERTRAND/CHALLENGES-REA

Il n’y a pas de flottement à la tête de Scor. Les trois mois entre la démission inattendue de Laurent Rousseau survenue fin janvier et l’arrivée début mai du futur nouveau directeur général, Thierry Léger, en provenance de Swiss Re, n’engendreront pas de temps mort. Non seulement, "nous ne mettons pas le groupe en pause, mais nous accélérons", a indiqué jeudi François de Varenne, qui assure l’intérim, lors de la présentation des résultats 2022 du réassureur.

Le directeur général temporaire a commencé à plancher avec une partie de son équipe sur la nouvelle feuille stratégique pluriannuelle devant être dévoilée cette année : les grandes lignes lors de l’assemblée générale du 25 mai prochain, avant le plan détaillé en septembre. Et dans l’immédiat, outre la transition vers les nouvelles normes comptables IFRS 17, "nous restons concentrés sur l'exécution du plan d'un an pour restaurer la profitabilité et repositionner le profil de risque du groupe", a expliqué le directeur général temporaire. Ce plan d’urgence annoncé en novembre dernier vise à retrouver rapidement la rentabilité technique de Scor et à améliorer sa performance opérationnelle.

L’entreprise en récolte déjà de premiers effets. Après trois trimestres consécutifs de pertes, Scor a renoué avec la rentabilité sur les trois derniers mois de 2022. Le groupe a dégagé un bénéfice net de 208 millions d’euros au quatrième trimestre, ce qui a permis de ramener la perte nette à 301 millions d’euros sur l’ensemble de l’année dernière. "Le résultat opérationnel de 376 millions d'euros au quatrième trimestre a dépassé les prévisions de 47% et le résultat net de 24%", souligne UBS. Même si, tempère la banque suisse, "une grande partie de ces solides résultats pourrait être perçue comme non récurrente".

 

Un dividende bienvenu

 

A charge pour le groupe de maintenir sa trajectoire de redressement, notamment visible sur le ratio combiné en réassurance dommage (P&C), qui rapporte la somme des frais de gestion et du coût des sinistres sur le total des primes encaissées. Après s’être envolé à près de 120% sur neuf mois, sous l’effet de charges importantes liées aux catastrophes naturelles, celui-ci est redescendu à 96% au quatrième trimestre, l’objectif étant de le ramener sous 95%.

S’agissant du bilan, l’année dernière s’est conclue avec un ratio de solvabilité de 213% à fin décembre 2022, dans le haut de la plage optimale que Scor s’est donné pour objectif. Un niveau certes inférieur de 9 points de base aux attentes du consensus des analystes, mais suffisamment solide pour le versement d’un dividende. Ce qui n’était pas gagné d’avance. "Beaucoup d’investisseurs craignaient qu’il ne soit supprimé", note Jefferies. Le groupe, qui propose de verser 1,4 euro par action au titre de l’exercice 2022 envoie un signal de confiance en maintenant la distribution d'un coupon. Surtout, l’inverse "aurait suscité des inquiétudes quant à de possibles contraintes sur les flux de trésorerie", estime la banque américaine. Des craintes non justifiées alors qu'au quatrième trimestre, les deux lignes de métier dommages (P&C) et vie et santé (L&H) ont généré un cash-flow opérationnel positif.

Le message envoyé au marché se veut positif en tout cas. "Le conseil d’administration est confiant dans la capacité du groupe à retrouver la croissance, renouer avec la profitabilité et conforter sa solvabilité", a déclaré Denis Kessler, le président de Scor, qui restera aux manettes du groupe jusqu’en mai 2024. Le temps d’effacer la première perte en vingt ans enregistrée l’an dernier par l’entreprise.

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