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Banques / Conseil d'administration / Banque / nomination / Administrateur

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Slawomir Krupa va perdre un soutien de poids / Gérard Mestrallet va quitter le conseil d’administration de Société Générale

Il avait joué les prolongations à la tête d’Engie, ce ne sera pas le cas chez Société Générale. Gérard Mestrallet, 73 ans, cédera sa place d’administrateur au conseil de la banque de la Défense en mai prochain. Un autre industriel, Benoît de Ruffray, président-directeur d’Eiffage, devrait quant à lui y siéger.
Gérard Mestrallet (©Romain BEURRIER/REA)
Gérard Mestrallet (©Romain BEURRIER/REA)

Il fait partie de ceux qui ont permis à Slawomir Krupa de gagner la bataille de la succession de Frédéric Oudéa chez Société Générale face à Sébastien Proto. L’ancien patron d’Engie, Gérard Mestrallet ne rempilera pas pour un nouveau mandat au conseil d’administration de la banque de la Défense. Le groupe a, en effet, fait savoir, qu’au-delà d’avoir décidé de réorganiser sa gouvernance à compter du mois de mai prochain (mois au cours duquel l’actuel directeur général adjoint chargé des activités de Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs prendra officiellement ses fonctions de directeur général), le nom de quatre nouveaux administrateurs serait proposé au vote lors de la prochaine assemblée générale mixte des actionnaires qui doit se tenir le 23 mai prochain.

En poste depuis 2015 en qualité d’administrateur indépendant, Gérard Mestrallet est président du comité des nominations de la banque rouge et noire, d’où son rôle de tout premier plan joué dans la succession du futur président de Sanofi auprès de Lorenzo Bini Smaghi, le président du conseil d’administration de Société Générale.

Cet X-Ena fut entre 1995 et 2018 l’indétrônable patron de Suez, devenu GDF Suez puis Engie. Après un début de carrière dans l’administration et ancien du cabinet ministériel de Jacques Delors, il a en effet rejoint en 1984 la Compagnie Financière de Suez où il fut chargé de mission auprès du Président, puis délégué général adjoint pour les affaires industrielles. En juillet 1995, il devient président-directeur général de la Compagnie de Suez, puis en juin 1997, président du directoire de Suez Lyonnaise des Eaux avant d’être nommé président-directeur général de Suez en 2001. Alors président-directeur général du groupe Engie, et ayant pourtant atteint la limite d’âge fixée à 67 ans, il s’accroche à son entreprise en ne lâchant que les rênes de la direction générale à sa dauphine présumée, la normalienne et ingénieure du corps des Mines, Isabelle Kocher en 2016. Rappelons que cette dernière ne sera finalement jamais la première présidente-directrice générale du CAC40. Alors que ses relations avec Gérard Mestrallet se dégradent, l’Etat actionnaire nomme, en 2018, Jean-Pierre Clamadieu, alors patron de Solvay, pour succéder à ce dernier à la présidence du conseil d’administration de l’énergéticien français.

Si Gérard Mestrallet quitte donc ses fonctions d’administrateur chez Société Générale, la banque de la Défense a décidé de s’attacher les conseils et l’expertise d’un autre industriel de renom, en la personne de Benoît de Ruffray, président-directeur général d’Eiffage depuis janvier 2016. Avant cela, le dirigeant, lui aussi diplômé de Polytechnique mais aussi de l’Ecole des Ponts ParisTech, a passé l’essentiel de sa carrière chez Bouygues en France et à l’étranger, avant de devenir directeur général de Soletanche Freyssinet. En rejoignant, pour une durée de quatre ans, le conseil d’administration de Société Générale en mai prochain, si les actionnaires approuvent sa nomination, il s’agira de son unique mandat d’administrateur au sein d’une société cotée.

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