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Levées de fonds / Eurazeo / infrastructures / transition énergétique

Levées de fonds
Eurazeo / infrastructures / transition énergétique

Eurazeo dans la dernière ligne droite de la levée de son 1er fonds infra de transition / L’objectif de 500 millions d’euros devrait être dépassé

Le deuxième closing du fonds d’infrastructure de transition d’Eurazeo a clôturé à 420 millions d’euros, soit le double de la taille atteinte au premier. L’objectif initial du véhicule de 500 millions d’euros est bien parti pour être dépassé.  
Siege Social d'Eurazeo - Sophie PALMIER/REA
Siege Social d'Eurazeo - Sophie PALMIER/REA

Le processus de levée du premier fonds d’infrastructure de transition d’Eurazeo s’accélère. Pour son deuxième closing, l’Eurazeo Transition Infrastructure Fund (ETIF) en est à 420 millions d’euros levés environ, soit déjà 80 % de sa taille cible initiale de 500 millions d’euros. Et ce, trois mois et demi seulement après le premier closing. Les 210 millions d’euros récoltés à l’occasion de celui-ci avaient été atteint au bout d’un peu moins de huit mois. Un délai de mise en route logique pour un fonds inaugural, qui est ensuite monté rapidement en puissance.

"La thématique est clairement porteuse", souligne à WanSquare Elise Dupuy Vaudour, directrice des opérations (chief operating officer) d’Eurazeo Infrastructure Partners. La transition énergétique, digitale et l’économie circulaire constituent des tendances de fonds sur lesquelles l’environnement macroéconomique joue un rôle d’accélérateur. "L’infrastructure constitue une classe d’actifs plutôt résiliente dans des environnements comme celui-ci, marqué notamment par l’inflation", explique la responsable. Et comme il s’agit de surcroît d’un fonds classé "Article 9" selon la nomenclature SFDR (pour Sustainable Finance Disclosure Regulation), "avec donc une sensibilité durable que recherchent de plus en plus les investisseurs, le fonds constitue une combinaison très vertueuse", ajoute-t-elle.

 

Un pipeline très profond

 

Autre facteur clé qui explique le succès du véhicule : ses investissements. Quatre ont d'ores et déjà été réalisés. Le dernier a eu lieu en février dans la société Etix Everywhere, un opérateur de centres de données régionaux en Europe. Il s’ajoute aux trois premiers : la société belge Ikaros Solar spécialisée dans les installations solaires en toiture, la joint-venture danoise Resource pour le développement d’une usine de tri de déchets plastiques, et Electra, un opérateur de bornes de recharge pour véhicules électriques basé en France.

Si bien que d’ores et déjà, les quatre secteurs de la transition visés au départ sont couverts, avec un investissement dans le solaire, un autre dans l’économie circulaire, un troisième dans le transport propre et le dernier dans la transition digitale. Ainsi, au lieu d’investir dans un "blind pool" sans visibilité sur l’utilisation des capitaux, les investisseurs savent désormais déjà très bien où ils s'aventurent, un atout important qui s’ajoute à la très grande expérience de l’équipe. Avant de rejoindre l’an dernier Eurazeo, Elise Dupuy Vaudour avait travaillé pendant quinze ans chez Macquarie dont elle était la responsable monde de l’équipe Private Capital Markets et responsable des investissements sur le bilan en infrastructure et en énergie.

A présent, au vu du succès du véhicule, l’équipe "se réserve la possibilité d’aller au-delà des 500 millions d’euros" visés au départ, indique-t-elle, mais pas beaucoup plus cependant, par choix. "Nous voulons rester dans un positionnement mid-market afin de garder notre discipline de gestion " explique Elise Dupuy Vaudour. L’objectif étant de conserver une approche très sélective au sein d’un "pipeline d‘opportunités très profond".

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