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Délocalisations ; Industrie ; Entreprises ; Désindustrialisation ; Réindustrialisation

Macro-économie / Taux / Délocalisations / industrie / entreprises

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Délocalisations / industrie / entreprises

Les entreprises implantées en France délocalisent de moins en moins / L'Europe reste leur destination favorite

Les entreprises de plus de 50 salariés sont de moins en moins nombreuses à délocaliser tout ou partie de leurs activités. Quand elles sautent le pas, les firmes avancent d’abord l’argument du coût de la main-d’œuvre. L’Europe reste leur destination privilégiée devant la Chine et l’Inde.
L'industrie manufacturière représente 43 % des délocalisation d'entreprises en France (Xu Yu/XINHUA-REA)
L'industrie manufacturière représente 43 % des délocalisation d'entreprises en France (Xu Yu/XINHUA-REA)

À défaut de pouvoir parler de réindustrialisation, force est de constater que le rythme des délocalisations en France faiblit depuis une décennie. Entre 2018 et 2020, seules 1,7 % des entreprises marchandes de 50 salariés ou plus implantées en France ont délocalisé des activités, selon une enquête de l’Insee. C’est mieux que dix plus tôt, lorsque 4,2 % d’entre elles avaient délocalisé une ou plusieurs de leurs activités entre 2009 et 2011.

Quitte à se séparer d’une activité, les sociétés préfèrent encore la voir rester en Hexagone. Ainsi 5,9 % des entreprises ont externalisé au moins une de leurs activités en France entre 2018 et 2020.

 

L’industrie manufacturière, quatre délocalisations sur dix

 

L’envergure internationale des entreprises facilite grandement la délocalisation d’activités, explique l’Insee. Les multinationales ont donc délocalisé en plus grande proportion, et ce d’autant plus si elles étaient sous contrôle étranger : 7,3 % d’entre elles ont délocalisé entre 2018 et 2020, contre seulement 2,9 % pour celles sous contrôle français.

Dans la même veine, les firmes qui exportent, surtout si elles exportent beaucoup, délocalisent aussi plus fréquemment. Sur la période, 4 % des entreprises fortement exportatrices ont délocalisé, contre seulement 1,1 % pour celles qui exportent peu et encore moins pour celles qui n’exportent pas du tout.

Les entreprises des activités spécialisées, scientifiques et techniques – en particulier les domaines de la publicité et des études de marché – restent les championnes de la délocalisation avec 3,5 % des firmes concernées. Juste après vient l’industrie manufacturière (2,9 %) qui, compte tenu du poids élevé de ce secteur d’activité, représente à elle seule 43 % de l’ensemble des délocalisations sur la période. Pour compléter le podium, le secteur de l’information et de la communication dont 2,8 % des entreprises ont délocalisé.

 

L’Europe avant la Chine

 

Contrairement aux idées reçues, la destination privilégiée par une large majorité d’entreprises reste l’Europe, dans 72 % des cas, contre seulement 55 % une décennie plus tôt. S’ensuivent la Chine et l’Inde (23 %), pour recevoir des activités de support, puis l’Afrique et l’Amérique du Nord, plus souvent des zones d’accueil d’activités cœur de métier.

Les entreprises qui délocalisent avancent d’abord la perspective de réduire leurs coûts, d’abord de main-d’œuvre, motif cité par 55 % d’entre elles, mais aussi les autres coûts, pour 30 % d’entre elles. Se recentrer sur le cœur de métier et accéder à de nouveaux marchés font aussi partie des motivations souvent évoquées par ces entreprises.

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