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Le venture-capital français a un savoir-faire bien à lui / Plus qu’un investissement, un accompagnement

Si les capital-risqueurs français sont les plus plébiscités d’Europe c’est peut-être parce que leur engagement envers les jeunes pousses dans lesquelles ils investissent ne se limite pas au simple rendement financier. Ils s’impliquent aussi dans les choix stratégiques menés par l’entreprise.
Quartier d'affaire de la Defense (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)
Quartier d'affaire de la Defense (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)

Si la France est le pays européen le plus attractif pour les investisseurs étrangers, force est de constater que les capitaux-risqueurs français (venture-capitalists, VCs) attirent également du monde. Ils sont en effet ceux qui reçoivent le plus grand nombre de dossiers chaque année avec 1353 propositions reçues en moyenne contre 851 en Europe (et moins de 1000 pour les VCs ouest européens), selon une étude sur les pratiques des capital-investisseurs européens pilotée par Audencia. Et ils répondent présents, puisque la France est également championne en termes de transactions réalisées avec une moyenne de 10 % des dossiers d’investissements reçus financés, contre seulement 6 % en Europe. Les acteurs français n’opèrent cependant pas seuls. Pas moins de 72 % d’entre eux optent pour des investissements syndiqués. Une méthode qui ne signifie pas qu’ils soient frileux, mais qui leur permet au contraire "de compléter leur propre expertise au bénéfice d’une bonne sélection des start-ups ", souligne l’étude.

Il faut dire que les VCs français se montrent effectivement bien précis quant à leurs critères de sélection. Ils sont par exemple plus regardants que leurs homologues européens (98 % contre 93 %) sur le profil de l’équipe entrepreneuriale sur laquelle ils souhaitent potentiellement miser. De plus, les Français sont également plus attentifs que leurs voisins sur l’offre de l’entreprise (67 % contre 62 %), qui eux attachent plus d’importance au business model (39 % des VCs français contre 47 % des Européens) proposé.

Par ailleurs, et cela est sans doute dû au fait que les capitaux-risqueurs hexagonaux privilégient un taux de détention entre 10 % et 20 % du capital, ces derniers s’impliquent également davantage dans la vie de l’entreprise dans laquelle ils ont investi. Cet accompagnement se traduit aussi bien sur la partie non-financière, comme sur l’orientation stratégique de la start-up (85 % contre 83 % en Europe) ou encore sur les décisions opérationnelles (68 % contre 64 % en Europe). A noter que les acteurs français sont 82 % à faire partie du conseil d’administration de l’entreprise présente dans leur portefeuille contre 75 % pour leurs homologues européens.

Une méthode qui paye puisque si seulement 7 % des Français réalisent un rendement multiplié par 10 ou plus à la sortie, contre 9 % de leurs voisins européens, le taux de rentabilité interne moyen des VCs français est très légèrement supérieur à la moyenne européenne (14 % contre 13 %).

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