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Start-up / Venture Capital / Start-up / licornes / capital-risque / tech

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Les valorisations des licornes dans le viseur des investisseurs / Privilégier l'évaluation des pairs, les moyens de sortie ou la participation souhaitée au capital

La valeur des start-ups estimées à plus d’un milliard de dollars serait-elle trop ambitieuse ? Nombre de fonds de capital-risque européens semblent en tout cas s’accorder sur ce constat. Mais ils peinent aussi à s’entendre sur les critères nécessaires à cette évaluation.
French Tech (Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
French Tech (Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Les licornes ont connu des temps meilleurs. Alors que le monde de la Tech fait face, depuis plusieurs mois, à une raréfaction des financements et à une chute des valorisations, ces start-ups valorisées à plus d’un milliard de dollars se retrouvent au cœur des discussions. Du fait, entre autres, de modèles d’affaires souvent fondés sur l’hyper croissance – de moins en moins au goût du jour – et de valorisations pas toujours estimées à leur juste prix.

Et de fait, 84 % des fonds de capital-risque européens sondés par la société de gestion autrichienne SpeedInvest dans sa dernière étude considèrent que les licornes sont aujourd’hui légèrement ou fortement surévaluées. "Il n’y a pas de différence d’opinions entre les investisseurs en capital-risque qui n’ont pas investi dans une licorne et les 57 % d’interrogés qui [en] ont [une] dans leur portefeuille", précise par ailleurs le rapport.

En cause, donc, des valorisations pas toujours bien estimées mais dont les modalités sont (en grande partie) fixées par les fonds de capital-risque eux-mêmes. Et sur ce point, les avis divergent : pour 31 % des interrogés, le critère le plus important reste celui de l’anticipation de la manière dont ils pourront sortir de la société. Puis, pour 30 % des sondés, le critère primordial à la valorisation de leur investissement correspond à la valeur des pairs de ce dernier. Enfin, pour à nouveau 30 % de l’échantillon, la modalité primordiale à l’évaluation de la valorisation d’une start-up concerne la participation souhaitée au capital.

 

Vers une fin du passe-droit ?

 

Un critère peut-être sous-estimé par l’étude, puisqu'"alors que seulement 30 % des investisseurs déclarent que la participation souhaitée est un facteur important dans la fixation de l’évaluation, plus de 65 % des investisseurs ont répondu par l’affirmatif lorsqu’on leur a demandé s’ils avaient déjà fixé une évaluation sur la base de la participation souhaitée", nuance cependant SpeedInvest.

Il est vrai que le trouble autour de la valorisation des licornes semble avoir averti le monde de la Tech. Déjà, au mois de février, le permis d’entrée automatique dans l’indice Next 40 accordé aux licornes avait soulevé des interrogations. Des interrogations par ailleurs entendues par le secteur, puisque le rapport French Tech Finance Partners, remis au ministre délégué à la Transition numérique et aux Télécommunications Jean-Noël Barrot et publié la semaine dernière, a proposé une révision de cette admission de droit offerte aux jeunes pousses valorisées à un plus d’un milliard d’euros au sein de l’indice phare de la French Tech.

Et le phénomène sera bien sûrement amené à prendre de l’ampleur. En effet, du fait d’un contexte macroéconomique qui s’est considérablement assombri au fil de l’année 2022, les priorités des investisseurs ont changé. Alors que l’étude a interrogé les fonds à propos de l’influence de l’évolution des marchés sur leur vision des différents critères d’investissement, la première des réponses (à 67 %), concernait effectivement les valorisations des start-ups. "En conséquence de ces évolutions dans l’ordre d’importance, les fondateurs peuvent s’attendre à ce que les investisseurs accordent beaucoup plus d’attention à l’évaluation initiale de leur entreprise, à la solidité et à la rentabilité potentielle du modèle d’entreprise, ainsi qu’à l’expérience antérieure de l’équipe de direction", commente ainsi le rapport.

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