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Macro-économie / Taux / Cnuced / croissance mondiale / stress financier

Macro-économie / Taux
Cnuced / croissance mondiale / stress financier

krach Le stress financier inquiète au sein de l’ONU / Il s'ajoute à de nombreuses autres menaces

KRACH BANCAIRE. Alors que la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) juge que la croissance économique mondiale devrait être amputée d’un tiers cette année, elle insiste sur l’aléa baissier que font peser les secousses bancaires de la fin du printemps.
Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement - O Globo/ZUMA/REA
Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement - O Globo/ZUMA/REA

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) affiche un ton grave quand viennent à être évoquées les perspectives de l’économie mondiale. L’organe des Nations unies estime que le rythme de progression du Produit intérieur brut (PIB) mondial va diminuer d’un tiers cette année ; la croissance s’afficherait ainsi à 2,1 % contre 3,1 % en 2022.

Il s’agit d’une médiocre performance quand on la compare à la moyenne située autour de 3 % entre 1990 et 2019. "La guerre en Ukraine continue d’avoir un impact sur les marchés internationaux de l’énergie, de l’alimentation et des matières premières. En outre, l’inflation se révèle être un adversaire tenace en raison de facteurs persistants liés à l’offre et de taux de marge excessifs pratiqués par les grandes entreprises, en particulier sur les marchés de l’alimentation et de l’énergie", indique l’organisation basée à Genève, dans le contexte de la publication de son rapport sur le commerce et le développement.

 

Stress financier

 

Et c’est sans compter sur "l’effondrement de la bourse de crypto-monnaies FTX en novembre 2022, une série de faillites bancaires en Europe et aux États-Unis en mars 2023" qui font planer "le spectre d’une contagion financière sur une économie déjà ralentie ". Le stress financier semble être d’ailleurs le principal aléa baissier autour du scénario central de la Cnuced, en ce sens que, son ampleur et sa durée détermineront si les économies avancées retomberont dans la récession en 2023, juge-t-elle.

Si ses économistes estiment que les actions concertées des gouvernements au début de l’année 2023 et la première réaction des marchés suggèrent que cette situation peut encore être évitée, la marge de manœuvre pourrait être limitée en raison de "l’augmentation de la dette souveraine, sans précédent depuis la crise financière mondiale, de l’expansion des bilans des banques centrales et de la croissance du vaste système bancaire parallèle non réglementé". Des problématiques d’endettement et de risque non-bancaire que s’est efforcé de mettre en avant le Fonds monétaire international à l’occasion de ses réunions de printemps.

 

Effets de bord

 

Particulièrement attentive à l’évolution de la situation économique au sein des pays en développement, la Cnuced avance que ces derniers souffrent déjà d’effets de contagion. "L’incertitude déclenche une fuite vers la sécurité qui nuit visiblement aux pays en développement. Les sorties de capitaux de ces pays s’accélèrent, comme l’indique l’évolution des flux nets d’investisseurs vers les fonds des marchés émergents", rapporte-t-elle, relevant qu'ils sont déjà aux prises avec un manque de liquidités internationales.

En effet, plus de 80 pays en développement (à l’exclusion de la Chine) ont perdu "241 milliards de dollars de réserves internationales en 2022, soit une baisse moyenne de 7 %, et que plus de 20 pays ont subi une baisse de plus de 10 %, épuisant dans de nombreux cas les récents ajouts de droits de tirage spéciaux", explique la Cnuced.

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