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Fonds norvégien / marchés actions / Bourse
Le fonds norvégien tiré par les marchés actions / Sa valeur progresse de 160 milliards d’euros au premier trimestre
A l’image de la Bourse, le Fonds norvégien démarre l’année en fanfare. Le plus gros fonds souverain de la planète a vu sa valeur croître de 15 % durant le premier trimestre (160 milliards d’euros), elle s’établit désormais à 1226,4 milliards d’euros. Dans le détail, le rendement des investissements en actions du Fonds a été de 7,4 %, celui des investissements à revenu fixe de 2,7 %, tandis que les investissements dans l’immobilier non coté ont enregistré un rendement de -1 %. En outre, le rendement des infrastructures d’énergies renouvelables non cotées a été de -3,8 %.
Actions en pleine bourre
"La hausse du marché des actions a été en grande partie tirée par les secteurs de la technologie et de la consommation discrétionnaire", a expliqué Trond Grande, directeur général adjoint du Fonds norvégien. Pour mémoire, le Fonds qui est investi à 70 % en actions (860 milliards d’euros) et les secteurs de la consommation discrétionnaire ainsi que la technologie représentent près de 30 % de ses investissements en Bourse.
Au sein du secteur technologique, l’on trouve, parmi ses cinq plus grosses participations en valeur absolue : Apple (19,4 milliards de dollars), Microsoft (18,5 milliards de dollars), Alphabet (10,2 milliards de dollars), TSMC, leader mondial des semi-conducteurs (5,5 milliards de dollars) et le néerlandais ASML également lié aux semi-conducteurs (4,8 milliards de dollars).
Pour ce qui est de la consommation discrétionnaire, le Fonds est particulièrement présent chez Amazon (7,4 milliards de dollars), LVMH (3,8 milliards de dollars), le distributeur Home Depot (3,36 milliards dollars), Tesla (3,1 milliards de dollars) ou encore Alibaba (2,9 milliards de dollars).
Si certaines de ces entreprises ont vu leur cours faire du surplace, voire baisser, depuis le début de l’année, d’autres en revanche, tels que LVMH, Amazon ou encore Apple ont vu leur valorisation progresser d’une ampleur comprise entre un quart et un tiers. Un rebond boursier, après une année 2022 compliquée, nourri - cela dépend des entreprises - par la croissance des chiffres d’affaires, l’amélioration des perspectives liée à la réouverture chinoise ou encore la fin proche du cycle de resserrement des politiques monétaires des Banques centrales.
Outre l’envolée des prix des actions qu’elle détient, l’institution d’Oslo a bénéficié d’un effet change favorable entre janvier et mars, lié à la dépréciation de la couronne norvégienne (l’ensemble des actifs qu’elle possède est situé hors de Norvège), de l’ordre de 65 milliards d’euros. Par ailleurs, elle a vu lui être versés près de 20 milliards d’euros par le gouvernement norvégien dans le cadre de la rente pétro-gazière (le produit de la rente est recyclé dans le Fonds, c’est la raison de son existence).
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