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Etats-Unis : la plus grande inquiétude des investisseurs individuels / Elle ne concernerait ni l’inflation, ni les taux d’intérêt, ni la croissance
Aux Etats-Unis, le risque politique domestique inquiète les investisseurs individuels. C’est ce que nous apprend une étude menée par le gestionnaire d’actifs Janus Henderson auprès d’un millier d’investisseurs aisés (250.000 dollars et plus). Il en ressort que 49 % des investisseurs interrogés se disent "très préoccupés" par l’impact que l’élection présidentielle américaine de 2024 aura sur leurs finances (78 % si l’on inclut les personnes se disant "préoccupées"), dépassant des problématiques telles que l’inflation persistante (35 %), le risque de récession (29 %), la hausse des taux d’intérêt (27 %) et la mauvaise performance des marchés actions (20 %).
Parmi les personnes "très préoccupées" par l’élection présidentielle de 2024, une distinction démographique se dégage : les investisseurs plus âgés sont plus inquiets que les plus jeunes. "Il n’est peut-être pas surprenant de constater que les personnes les plus pessimistes à l’égard de l’économie sont également les plus préoccupées par l’élection", indique l’étude. Les répondants "pessimistes" comprennent ceux qui pensent que les actions vont baisser, ceux qui pensent qu’il n’y a jamais eu de période plus difficile pour investir, et les investisseurs dont les rendements ne suivent pas les augmentations du coût de la vie. "Il est possible que les inquiétudes des investisseurs soient liées à la conviction que la performance des marchés boursiers est liée à l’incertitude de l’année électorale ", explique Janus Henderson.
Au plan historique, quelle relation entretiennent les marchés actions et les élections présidentielles américaines ? Si l’on considère les rendements de l’indice S&P 500 de 1937 à 2022, la performance annuelle moyenne est de 11,9 % et durant les années d’élection présidentielle, le chiffre atteint 9,9 % en moyenne. Pendant les années sans élection, le rendement moyen a été de 12,5 %.
"Lors des années électorales où le même parti conserve le pouvoir, le rendement du marché a été historiquement de 11,8 %, tandis que lors des années électorales où la présidence change de parti, le marché a enregistré un gain moyen de 7,8 %", calcule Janus Henderson.
Pour ce qui concerne l’année suivant l’élection, la performance du S&P 500 atteint 16,1 % si le président est Républicain et la Chambre des représentants et le Sénat sont du même bord, 15,9 % si le président est Démocrate et les deux chambres divisées, 11,5 % si le président est Démocrate et les deux chambres sont de la même couleur politique, 9,4 % si le président est Républicain et les deux chambres divisées.
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