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Entreprises / Actions / Crédit Agricole SA / solvabilité / provisions / Xavier Musca / Philippe Brassac

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Crédit Agricole SA / solvabilité / provisions / Xavier Musca / Philippe Brassac

Crédit Agricole SA porté par sa banque de financement et d’investissement / La solvabilité se hisse également au-dessus des attentes

Une activité record dans les métiers de la banque de financement et d’investissement a permis à Crédit Agricole de dépasser allègrement les attentes pour son premier trimestre 2023. Son bénéfice net a plus que doublé sur la période, tandis que le montant de ses provisions et son niveau de solvabilité ont constitué de bonnes surprises.
Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA - Romain GAILLARD/REA
Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA - Romain GAILLARD/REA

Crédit Agricole SA était de loin la plus forte hausse du CAC 40 après la publication mercredi de ses résultats du premier trimestre 2023. L’action de l’entité cotée du groupe bancaire mutualiste gagnait plus de 5%, à 11,7 euros à la Bourse de Paris, son résultat net part du groupe ayant été multiplié par plus de deux, à 1,23 milliard d’euros sur le trimestre écoulé. Un montant largement supérieur aux attentes, alors que le consensus des analystes visait 830 millions d’euros.

La prudence passée de l’établissement contribue à expliquer sa bonne santé. Par précaution, la banque dirigée par Philippe Brassac avait fait le choix il y a un an de provisionner ses expositions à la Russie et son risque de fonds propres sur l’Ukraine. Mais ce n’est pas la seule raison à l’envolée des résultats des trois premiers mois de 2023. Hors éléments spécifiques, le résultat net part du groupe sous-jacent a atteint 1,25 milliard d’euros, en hausse de 61,1% au premier trimestre 2023 par rapport au premier trimestre 2022.

 

Revenus trimestriels historiques

 

En hausse de 10,4%, à 6,15 milliards d’euros, les revenus se hissent parallèlement à un nouveau record historique, dépassant là aussi les anticipations. Performance d’autant plus remarquable que l’application de la nouvelle norme comptable IFRS 17 engendrait un effet négatif.

L’explication du très bon trimestre est à chercher en particulier dans l’activité record générée par les métiers de la Banque de financement et d’investissement (BFI), dont les revenus ont bondi de 20,9%, pour s’élever à 1,73 milliard d’euros. Et au sein de cette BFI, les analystes de Jefferies soulignent en particulier le "meilleur trimestre jamais réalisé" par les activités de courtage sur les taux, crédit, changes et matières premières (FICC). Leurs revenus se sont envolés de 41,8% sur la période, grâce à la reprise du marché crédit primaire et à la performance des produits de couverture.

Ce qui ne veut pas dire que cela durera toute l’année. "Je pense qu'il y aura évidemment une forme de ralentissement. [...]. La volatilité des marchés diminuant, les besoins de couverture de nos clients diminuent également", a prévenu Xavier Musca, le directeur général délégué de Crédit agricole SA en charge des grandes clientèles, lors d’une conférence de presse.

 

Bonne tenue de l’assurance et de l’Italie

 

Les activités d'assurance et les revenus de la banque de détail en Italie ont également été au rendez-vous. Crédit Agricole Assurances a généré au premier trimestre un chiffre d’affaires record de 11,7 milliards d’euros, en hausse de 4,3%, tandis que les revenus de Crédit Agricole Italia ont bondi de 22,9%, à 761 millions d’euros. Contrairement au marché français, où l’effet de la hausse des taux d’intérêt est limité par le plafond du taux d’usure, les revenus de la banque en Italie profitent en effet de la progression de marge nette d’intérêt via la hausse des taux à la production de crédits.

A ranger également dans la catégorie des bonnes nouvelles : les provisions. "Elles ont été inférieures de 28% aux anticipations du consensus", notent les analystes d’UBS. En matière de solvabilité, le ratio Common Equity Tier1 (CET1) a lui dépassé de 50 points de base le consensus, s’élevant à 11,5 %.

Et, alors que la crise bancaire venue de Suisse au mois de mars a rappelé l’importance de la confiance, au bilan, les dépôts de la clientèle de Crédit Agricole SA ont augmenté de 0,4 % par rapport au trimestre précédent et de 3,5 % par rapport à l'année précédente. Une preuve de "la solidité du modèle économique de la banque en période de stress", soulignent les analystes de Keefe Bruyette & Woods.

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