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Private Equity / Private equity / démocratisation du private equity / Neuberger Berman

Private Equity
Private equity / démocratisation du private equity / Neuberger Berman

Le private equity commence bel et bien à plaire aux particuliers / Une tendance prédite qui se dessine

Les investisseurs particuliers français s'installent de plus en plus sur les marchés privés et côtoient désormais les institutionnels en proportion d'actifs investis. Une diversification des portefeuilles particuliers qui avait été annoncée dès le début de l'année et dont l'exécutif n'a pas hésité à se saisir. 
La Défense (© Photo by Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
La Défense (© Photo by Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Longtemps réservé aux investisseurs institutionnels, les marchés privés commencent doucement mais sûrement à attirer les particuliers. Dès le début de l'année, la démocratisation du private equity était annoncée comme l'une des grandes tendances qui devait se dessiner au fil des prochains mois.

Et de fait, d'après une étude menée par Research in Finance auprès de 892 sélectionneurs de fonds européens, la proportion des actifs de particuliers investis sur les marchés privés s'élèvent aujourd'hui à 7,7 % en moyenne. Ce qui place le segment légèrement en-dessous de la proportion des actifs d'investisseurs institutionnels. Elle s'élève quant à elle à 9,2 %.

Un coude-à-coude entre particuliers et institutionnels à souligner, même si l'engouement ne s'affiche pas de la même manière partout en Europe. Ce sont ainsi les Allemands qui arrivent en tête du podium de la proportion d'actifs investis sur les marchés privés, à hauteur de 12 % en moyenne. Le Benelux prend, lui, la deuxième place (11 %), tandis que la France et la Suisse arrivent ex aequo en troisième position (à 9 %). Le Royaume-Uni reste plus timide, avec 4 % d'actifs particuliers dans le private equity.

Une statistique française qui s'inscrit par ailleurs dans la lignée des différentes actions gouvernementales menées ces derniers temps afin de mobiliser l'épargne française, dont le trésor grandissant pourrait bien venir soutenir la transition écologique ou des secteurs d'innovation.

 

L'écologie et la technologie

 

Entre les différentes mesures visant à flécher l'épargne des français vers la transition énergétique (au travers du projet de loi Industrie verte et de la refonte du Livret de développement durable et solidaire) soumises par Bercy et les dispositifs proposés par le député Paul Midy en vue de réorienter les économies des Français vers le financement des start-ups, le gouvernement semble l'avoir bien compris : la démocratisation du private equity sera utile à financer l'innovation.

Le projet de loi Industrie verte et les différentes propositions du député Renaissance n'étant pas encore passés par le vote du Parlement, les deux objectifs législatifs ne sont pour l'instant que le reflet d'une tendance qui semble, selon la société de gestion Neuberger Berman, bien partie pour durer.

D'une part, le gestionnaire américain souligne que 12 % des investisseurs prévoient d'augmenter leur exposition au capital-investissement, notamment sur le secteur retail. D'autre part, après avoir lancé cette année son troisième fonds d'investissement européen à long terme axé sur le capital-investissement (ELTIF, avec un ticket d'entrée à 25 000 euros), le directeur général de Neuberger Berman, José Cosio, relève que "le marché des ELTIF [...] a progressé de 50 % en 2022 d'une année sur l'autre".

Et ajoute : "Le private equity est devenu un élément de diversification important pour beaucoup de nos clients, nous sommes donc heureux de pouvoir fournir à une nouvelle génération d'épargnants un accès efficace au profil de rendement attractif de la classe d'actifs".

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