Private Equity / Tikehau Capital / dette privée / fléchage de l'épargne / démocratisation du private equity / Private equity / financement de l'économie / particuliers / Société Générale
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Tikehau Capital / dette privée / fléchage de l'épargne / démocratisation du private equity / Private equity / financement de l'économie / particuliers / Société Générale
Décarbonation : Tikehau et Société Générale veulent faire coup double / Une épargne qui finance, oui mais des entreprises qui se verdissent
La démocratisation du private equity est décidément la grande tendance de ce début d’année. Société Générale Assurances et Tikehau Capital ont décidé de s’associer, une nouvelle fois, et de lancer "SG Tikehau Dette privée ", un support en unités de compte article 8, distribué par Société Générale Private Banking France et offrant aux investisseurs particuliers l’opportunité d’investir (ticket d’entrée fixé à 5000 euros) dans la dette de PME et ETI françaises, comme européennes. "Ce support inédit en assurance-vie offre aux épargnants la possibilité de diversifier leur épargne en investissant dans un produit innovant, accessible et liquide. Il répond à leur besoin croissant de contribuer au financement de l’économie réelle tout en favorisant une démarche responsable", confie Ingrid Bocris, directrice générale déléguée de Société Générale Assurances.
Une problématique que la société de gestion d’actifs connaît elle aussi très bien. "Tikehau Capital est présent sur le segment de la dette privée depuis plus de 10 ans. Nous sommes pionniers sur la dette privée qui finance des entreprises de taille intermédiaire en Europe ", rappelle à WanSquare Frédéric Giovansili, directeur général adjoint de Tikehau Capital.
Un fléchage responsable
L’originalité de ce partenariat réside donc surtout, pour les deux acteurs, dans le fait qu’il permet de flécher l’épargne des Français de manière responsable. "Nous avons lancé, il y a deux ans, une activité d’impact lending, avec notre premier véhicule de dette privée corporate à impact, qui propose des financements incitatifs pour accompagner les entreprises sur les thèmes ESG (sociaux, environnementaux et de gouvernance, ndlr). L’idée de ce nouveau support est donc de combiner à la fois le financement des ETI avec un ancrage territorial très fort afin d’instaurer une proximité géographique avec les investisseurs privés et donner du sens à leur financement, tout en continuant à aider les émetteurs dans leur transition énergétique ", explique Frédéric Giovansili.
Dans cette optique, la décarbonation a été choisi comme moteur de financement. "Notre approche n’était pas de faire un fonds ESG de plus. Nous souhaitons vraiment inciter directement les émetteurs à décarboner leurs produits et leurs services ", précise le directeur général adjoint.
Des taux d’intérêt qui peuvent flamber
Ainsi, pour percevoir des financements, les ETI sélectionnées devront avoir pris l’engagement de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Celles qui ne l’ont pas encore fait ne seront pas exclues pour autant. "Les entreprises peuvent parfaitement mettre en place une trajectoire répondant aux objectifs de l’Accord de Paris (d’ici 2050, ndlr) et basée sur la méthodologie de référence du SBTi (Science Based Targets initiative) au moment de la signature du financement ", poursuit Frédéric Giovansili.
Une trajectoire que les entreprises auront plutôt intérêt à tenir puisque pendant toute la durée du financement, un audit indépendant vérifiera, chaque année, son respect par l’émetteur. Et si ce n’est pas le cas, les conditions de financement pourraient être revues. "En fonction de la réalisation de leurs objectifs, les entreprises auront une incitation assez forte à la hausse ou à la baisse de leur prêt. Cela signifie que si elles ne jouent pas le jeu, les taux d’intérêt qui seront appliqués pourront être augmentés entre 7 % et 10 % du coût de financement. Cette méthode nous semble la plus impactante pour vraiment pousser les ETI à se décarboner ", souligne le directeur général adjoint.
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