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Allemagne / investissements étrangers
L’Allemagne garde la cote auprès des investisseurs étrangers / Des montants records mis en jeu en 2022
Malgré la guerre en Ukraine et la crise énergétique qui ont frappé son économie de plein fouet, l’Allemagne continue d’attirer les investisseurs étrangers. L’an passé, la première économie européenne a ainsi accueilli 1 783 nouveaux projets d’investissements directs sur son propre sol.
Ce sont 23 projets de moins qu’en 2021 mais le montant global atteint la somme record de 25,3 milliards d’euros, selon l’Agence fédérale de promotion économique (GTAI) qui n’en attend pas moins de 35 000 emplois supplémentaires. À titre de comparaison, la France a enregistré un nombre quasiment équivalent de 1 725 projets en 2022, d’après les chiffres de Business France.
"Les entreprises du monde entier apprécient la taille du marché allemand, son cadre juridique sûr, sa main-d’œuvre hautement qualifiée, ses infrastructures et son environnement de recherche et de développement", explique Robert Hermann, directeur général de GTAI.
Les États-Unis, premiers investisseurs en Allemagne
La décision de l’Américain Intel d’investir près de 17 milliards d’euros pour installer son usine de semi-conducteurs à Magdeburg en Saxe-Anhalt compte pour beaucoup dans ce tour de force. Pourtant, même en excluant ce projet, les investissements étrangers ont progressé de 1,3 milliard d’euros d’une année sur l’autre (8,3 milliards en 2022 contre 7 milliards en 2021).
"Cette performance est très impressionnante. Compte tenu de tous les facteurs négatifs, nombreux sont ceux qui auraient prédit une baisse des niveaux d’investissements. L’économie allemande a démontré sa force", se félicite Robert Hermann.
Il ajoute que les investissements ciblent de plus en plus des technologies d’avenir comme les semi-conducteurs, l’énergie propre ou le digital. En outre, 15 % des entreprises qui décident de s’implanter outre-Rhin y établissent des sites de production ou de recherche et développement.
Avec 279 projets, les États-Unis font la course en tête et demeurent le principal investisseur, devant la Suisse (208) et la Royaume-Uni (170) dont le nombre de projets d’investissements en Allemagne a bondi de 21 % du fait du Brexit et de la nécessité de disposer désormais aussi d’un siège européen.
La Chine n’arrive qu’en quatrième position au coude-à-coude avec la Turquie, cinquième, son niveau le plus bas depuis 8 ans. "Il faut pouvoir venir sur place pour décider d’investir, ce que la pandémie et la politique zéro-Covid chinoise n’ont pas permis l’an dernier. Il n’y a pas d’obstacle structurel à l’investissement de la Chine qui continuera d’être la bienvenue en Allemagne", assure Robert Hermann.
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