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saisines; entraves; médiateur; crédit

Macro-économie / Taux / financement des entreprises / médiateur du crédit / retards de paiements

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financement des entreprises / médiateur du crédit / retards de paiements

Pas d’entrave au financement des entreprises françaises / Leur accès au crédit reste sensiblement le même

Symbole de cette bonne nouvelle, le médiateur du crédit est bien moins sollicité avec une baisse de 45 % entre 2021 et 2022. Conséquence d’un financement bancaire encore très largement accessible, une situation qui ne s’est pas détériorée en ce début d’année avec un nombre de saisines mensuelles loin d’avoir explosé. La problématique des retards de paiement n’a pas non plus empiré, ce qui ne veut pas dire qu’elle est résolue.
Les entreprises françaises ont échappées au pire. Lilian Cazabet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Les entreprises françaises ont échappées au pire. Lilian Cazabet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Il y a des points d’attention mais aussi un message de confiance". Frédéric Visnovsky, médiateur national du crédit, n’a pas laissé de place au pessimisme lors de la présentation du rapport annuel de l’Observatoire du financement. Il s’est notamment félicité du faible nombre de saisines dont il a fait l’objet au premier trimestre 2023 (près de 140).

Un optimisme qui n’élude pas pour autant les problèmes actuels, la publication se fait l’écho de " l’émergence d’incertitudes de la part des dirigeants d’entreprise, de tensions sur les trésoreries, de risques d’accroissement des retards de paiement, d’impacts potentiels sur les investissements voire sur les transmissions d’entreprises ".

 

Retards pas résolus

 

Un point de vue sur lequel est revenu le médiateur national du crédit, qui a martelé que si "on ne voit pas de dérives sur les retards de paiement […] on reste avec un nombre de jours de retard qui n’est pas satisfaisant". Le rapport annuel s’est également attaché à souligner que le " respect des délais de paiement est un élément clé de la résilience de notre tissu économique et qu’il ne faudrait pas que l’ajustement face aux tensions de trésorerie se fasse par un allongement des délais de paiement qui accroîtrait encore plus la pénalisation des plus petites entreprises ".

Un risque qui pèse sur l’économie hexagonale au moment où la croissance du crédit bancaire ne se dément pas et a plusieurs facettes. D’une part elle est révélatrice "d’un mouvement de basculement de l’endettement de marché vers le recours au crédit bancaire, notamment pour les grandes entreprises et les ETI". Rien que pour ces dernières, les chiffres avancés font état d’un flux net sur 12 mois de 90,3 milliards d’euros, soit "plus du double du montant observé en 2021 (+ 43,7 milliards d’euros) ". Ce qui s’opère bien entendu "au détriment des émissions de titres de dette, [qui sont] en repli de 6,5 milliards d’euros sur l’année ". Le différentiel de taux a joué pleinement en faveur du crédit bancaire.

 

Pas de sujet sur le PGE

 

Les entreprises hexagonales n’ont également pas eu besoin de recourir massivement aux restructurations amiables de Prêts garantis par l’État (PGE), qui dans le cadre de la Médiation du crédit sont possibles depuis le 15 février 2022. Durant ces douze premiers mois, les demandes ne se sont pas bousculées au portillon et " n’ont concerné qu’un nombre très limité de cas (671) ". Le rapport annuel se félicite que "plus de 95 % des entreprises remboursent correctement leurs PGE avec, d’ores et déjà, fin 2022, plus de 48 milliards de crédits remboursés sur les 143 milliards d’euros octroyés (dont 106 milliards aux TPE/PME depuis 2020)".

Les demandes de restructuration de PGE dans ce cadre ont également abouti à "un taux de succès de 71 % pour les dossiers complètement traités en médiation". Ce qui se traduit tant par un rééchelonnement des échéances de leurs PGE et ce au maximum sur 4 ans, que par le réaménagement de leurs autres crédits bancaires à moyen terme ou encore par l’acquisition d’une visibilité sur le maintien de leurs lignes de court terme.

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