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Entreprises / Actions / Atos / Bertrand Meunier / Sycomore Asset Management / Cyril Charlot / Assemblée générale

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Atos / Bertrand Meunier / Sycomore Asset Management / Cyril Charlot / Assemblée générale

Le président d’Atos à nouveau dans le viseur de Sycomore / La prochaine assemblée générale s’annonce tendue

Sycomore AM tentera d’obtenir le départ du président d’Atos, Bertrand Meunier, et de ses plus anciens administrateurs, que le fonds juge ni compétents ni suffisamment indépendants, lors de l’assemblée générale du 28 juin prochain.
Atos logo (Photo illustration by Jakub Porzycki/NurPhoto) (Photo by Jakub Porzycki / NurPhoto / NurPhoto via AFP)
Atos logo (Photo illustration by Jakub Porzycki/NurPhoto) (Photo by Jakub Porzycki / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

La prochaine assemblée générale du groupe Atos, qui se tiendra le 28 juin prochain, promet d’être quelque peu animée. Il est déjà connu qu’elle verra l’arrivée de Jean-Pierre Mustier et le départ d’Edouard Philippe, mais certains actionnaires de l’entreprise de services du numérique souhaitent des mouvements de bien plus grande ampleur. Le fonds Sycomore Asset Management en tête, détenteur d’un peu plus de 1% du capital de l’entreprise avec 1 190 000 actions.

Dans un courrier adressé au groupe ce jeudi 1er juin, la maison de gestion dirigée par Cyril Charlot a réclamé l'inscription de quatre résolutions, la première d’entre elle demandant la révocation du président du conseil d’administration d’Atos, Bertrand Meunier. Le fonds souhaite également soumettre au vote des actionnaires les départs du conseil d’Aminata Niane et de Vernon Sankey, "deux autres administrateurs qui ont plus de 13 ans d’ancienneté qui selon nous ne sont plus indépendants à ce titre", a expliqué Cyril Charlot lors d’une conférence avec des journalistes. Tandis qu’une quatrième résolution vise à la nomination d’un administrateur référent indépendant "qui existait auparavant et qui a été supprimé en 2020", a-t-il rappelé.

Ce n’est pas la première fois que Sycomore AM pointe le disfonctionnement de la gouvernance de l’entreprise confrontée selon lui à une "crise majeure". L’an dernier déjà, le fonds avait réclamé le remplacement du chairman et des membres les plus anciens du conseil par des spécialistes du secteur. Estimant que leur déficit de compétence dans le secteur très spécifique dans lequel évolue l’entreprise est la cause des grandes difficultés traversées par celle-ci.

 

"Agnostique"

 

Le point que souhaite inscrire la maison de gestion à l’ordre du jour de la prochaine assemblée porte uniquement sur la gouvernance, et non la stratégie. Elle se dit d’ailleurs "complètement agnostique" vis-à-vis du projet de scission à l’œuvre, entre d’un côté, les activités, cyber, big data et digital censées être logées dans entité baptisée Evidian et les activités historiques d’infogérance (Tech Foundation).

Pour une raison bien simple. "Il n’est pas dans les prérogatives des actionnaires de décider de la stratégie de l’entreprise", a expliqué Cyril Charlot aux journalistes. En revanche, le conseil d’administration, dont c’est précisément la mission, doit réunir le plus de compétences possibles. Et "la nomination début 2022, d’un directeur général, Rodolphe Belmer, qui n’est pas familier du métier d’Atos, et qui est resté à peine neuf mois en poste" peut faire figure de symbole d’une certaine déconnection entre les métiers du groupe et les domaines de compétences des personnes qui décident de sa stratégie.

Dans son courrier à Atos, Sycomore AM s’interroge ainsi sur la composition du conseil pressentie à l’issue de l’assemblée générale 2023, "qui ne fait pas la part belle aux profils internationaux avec l’expertise requise dans les domaines numériques et technologiques", malgré le départ de six administrateurs en un an. Et ce alors qu’une part importante des administrateurs entrés au conseil d’administration ces trois dernières années venaient pour la plupart du monde financier. Des profils dont Sycomore AM doute qu’ils soient les plus à même de déterminer les orientations de l’activité de la société.

Cyril Charlot a évoqué lors de la conférence avec les journalistes des "administrateurs qui s’arcboutent" sur leurs prérogatives, hostiles à tout changement supplémentaire. Pour tenter d’imposer ses vues lors de l’assemblée générale, le fonds assure bénéficier du soutien d’actionnaires permettant de rassembler entre 4% à 5% pour soutenir les projets de résolution. S’il en faudra bien davantage pour que ces résolutions soient adoptées, Sycomore AM affiche un relatif optimisme, voyant peu d’actionnaires à même de soutenir un bilan tel que celui du groupe au vu du "parcours désastreux" de ces trois à quatre dernières années.

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