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Entreprises / Actions / Atos / Léo Apotheker / Bertrand Meunier / Assemblée générale

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Atos / Léo Apotheker / Bertrand Meunier / Assemblée générale

Atos défend sa gouvernance / Et pointe les faiblesses du candidat Léo Apotheker

Sans surprise, Atos n’est pas très emballé par la proposition du fonds Sycomore de faire nommer l’ancien patron de SAP et de HP Léo Apotheker à la présidence du groupe à la place de Bertrand Meunier. Sa nomination en tant qu’éventuel nouvel administrateur de l’entreprise sera toutefois bien soumise au vote de la prochaine assemblée générale de l’entreprise, ainsi que la révocation de trois administrateurs, dont Bertrand Meunier.

Sur tous les fronts. Après avoir confirmé les progrès de sa branche Tech Foundations lors d’un Capital Market Day dédié, Atos n’aura pas tardé à répondre aux demandes de résolution formulées par Sycomore Asset Management (AM) en vue de l’assemblée générale des actionnaires du 28 juin prochain. Sachant que la société de gestion vient tout juste de franchir à la hausse le 2% du capital et des droits de vote de la société de services numériques, comme elle l’a indiqué mercredi à l’Autorité des marchés financiers (AMF). Elle se réserve d’ailleurs la possibilité de poursuivre ses achats de titres d’ici à l'assemblée générale, ce qui lui donnerait plus de poids pour soutenir justement ses projets de résolutions qu'elle souhaite voir soumises au vote des actionnaires.

Sur les cinq résolutions que Sycomore AM a demandé à faire inscrire, quatre seront bien soumises au vote des actionnaires à la fin du mois. Ceux-ci auront ainsi bel et bien la possibilité de voter pour ou contre la révocation de Bertrand Meunier, le président du conseil d’administration, ou celles d’Aminata et de Vernon Sankey, deux autres administrateurs avec plus de 13 ans d’ancienneté au conseil. De même, ils pourront voter pour ou contre la nomination de Léo Apotheker, ancien patron de SAP et de HP en tant qu’administrateur et que Sycomore AM souhaite voir remplacer Bertrand Meunier.

En effet, le conseil d’administration d’Atos s'est réuni pour examiner ces demandes et a décidé de porter lesdites résolutions à l'ordre du jour, conformément aux exigences légales applicables. En revanche, la résolution portant sur le rétablissement de la fonction d’administrateur référent demandé par Sycomore AM a été refusée, Atos ayant décidé de la court-circuiter en annonçant ce jeudi la nomination de l’un de membre du conseil, Elizabeth Tinkham, à ce rôle.

 

Une série d'erreurs stratégiques

 

Quant à Léo Apotheker, le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas tout à fait le bienvenu. "Les actionnaires requérant – Sycomore AM - n'ont pas réussi à démontrer que sa nomination était susceptible d'apporter une quelconque valeur ajoutée, tant du point de vue de la gouvernance que du point de vue stratégique", assène la société.

Atos va jusqu’à penser que cette nomination "pourrait nuire à [sa] réputation" sur des marchés clés tels que l'Amérique du Nord. S’il est vrai que Léo Apotheker a occupé des postes de direction de haut niveau chez SAP et Hewlett-Packard, "ses antécédents dans chacune de ces sociétés soulèvent des interrogations" alors qu’ "il a démissionné neuf mois seulement après avoir été nommé à la tête de SAP et a été démis de ses fonctions de PDG de Hewlett-Packard au bout de onze mois seulement", pointe le groupe.

Surtout, "son court mandat chez Hewlett-Packard a été marqué par une série d'erreurs stratégiques et une perte d'environ 30 milliards de dollars de capitalisation boursière", poursuit Atos, ajoutant que "sa fonction actuelle d'administrateur de Nice Ltd, société active dans le secteur de la cybersécurité, requiert un examen approfondi afin de déterminer s'il existe des conflits d'intérêts potentiels".

Par ailleurs, en réponse aux attaques de Sycomore qui a ouvertement évoqué une crise de gouvernance à la tête du groupe, l'entreprise se défend, estimant que sa gouvernance repose au contraire "sur des fondamentaux solides" avec un conseil d’administration disposant "des compétences et expertises utiles aux défis [du groupe] et pour assurer le retour à la création de valeur".

Alors que la composition du conseil a été en partie renouvelée au cours des derniers mois, Atos souligne que son "conseil a toujours été en mesure et continue d'attirer des administrateurs talentueux et chevronnés". Et le groupe de citer les noms de Caroline Ruellan, de Jean-Pierre Mustier, et de Laurent Collet-Billon dont il sera proposé l’élection ou ratification de leurs mandats lors de l’assemblée générale.

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