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Croissance mondiale ; Perspectives ; OCDE ; Zone euro ; Inflation ; Dette ; Réformes ; Émegents

Macro-économie / Taux / croissance mondiale / perspectives / OCDE

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L’OCDE confirme ses perspectives de croissance mondiale / Une série de chocs négatifs en train de se dissiper

Le PIB mondial devrait croître de 2,7 % en 2023 avant un modeste regain à 2,9 % en 2024, selon l’OCDE qui réitère ses prévisions du mois de mars. Les économies continueront à subir le contrecoup du relèvement des taux d’intérêt décidé par les Banques centrales pour lutter contre l’inflation, malgré une nette accalmie.
Mathias Cormann, secrétaire général de l'OCDE (Florian Gaertner/dpa Picture-Alliance via AFP)
Mathias Cormann, secrétaire général de l'OCDE (Florian Gaertner/dpa Picture-Alliance via AFP)

Une croissance mondiale modeste, durablement plus faible que par le passé mais tout de même plus vigoureuse qu’anticipé à l’automne dernier, se profile pour les deux prochaines années. L’Organisation de coopération et de développement économique (ODCE) dévoile ce mercredi des perspectives économiques quasiment identiques à ce qu’elle annonçait en début d’année, signe d’une tendance qui se confirme.

Après 3,2 % l’an passé, l’Organisation basée à Paris prévoit désormais une croissance mondiale de 2,7 % en 2023 – à peine 0,1 point de plus que prévu en mars – et de 2,9 % en 2024. La France – 0,9 % en 2023 et 1,3 % en 2024 – devrait faire un peu moins bien que la moyenne de la zone euro, avec respectivement 0,9 % et 1,5 % de croissance. Outre-Atlantique, la reprise s’éloigne (1,6 % en 2023, 1 % en 2024) tandis qu’en Chine le rebond ne sera peut-être pas aussi fort qu’attendu (5,4 % puis 5,1 %).

 

Quelques motifs de satisfaction

 

Plusieurs facteurs qui ont jusqu’à présent pesé négativement dans la balance sont en train de se dissiper. La baisse des prix de l’énergie et de l’inflation, l’atténuation des goulets d’étranglements, la réouverture de l’économie chinoise et la bonne résistance de l’emploi sont autant de facteurs qui contribuent à la reprise prévue.

Dans le même temps, l’inflation sous-jacente reste encore trop élevée, les niveaux d’endettement public également et la production potentielle trop faible. Un constat d’autant plus vrai en zone euro, alors que la guerre en Ukraine fait rage à ses frontières, ajoutant encore un peu plus d’incertitude.

En réponse, l’OCDE s’attend à ce que les banques centrales maintiennent leur politique monétaire restrictive jusqu’à l’émergence "de signes clairs que les pressions inflationnistes sous-jacentes s’atténuent". Une méthode qui pèse inéluctablement sur la croissance des économies concernées, alors que le resserrement a déjà révélé certaines vulnérabilités sur les marchés financiers.

 

Manque de réformes structurelles

 

Les économies émergentes sont, elles, confrontées à des défis liés au resserrement des conditions financières mondiales : coûts plus élevés du service de la dette, sorties de capitaux et réduction de la disponibilité du crédit auprès des prêteurs étrangers. Les politiques commerciales de plus en plus restrictives risquent, en outre, de réduire les bénéfices du commerce mondial et de nuire aux perspectives de développement des pays à faible revenu.

En fin de compte, "seules des réformes structurelles ambitieuses peuvent améliorer durablement la croissance économique à long terme", explique Clare Lombardelli, cheffe économiste à l’OCDE. "La revitalisation du marché du travail, la suppression des obstacles au commerce international, la promotion de la concurrence, ainsi que le renforcement du développement des compétences sont des éléments essentiels du programme de réformes structurelles", conclut-elle.

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