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Start-up / Start-up / VivaTech / Tibi 2 / Bercy / Emmanuel Macron / French Tech / Capital-investissement

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L’édition 2023 de VivaTech en porteuse de bonnes nouvelles / L'IA, la décarbonation et les hautes technologies vont bénéficier de plusieurs milliards d'euros de financement

Le salon dédié à l’entrepreneuriat technologique n’est pas encore terminé mais son inauguration aura permis à Emmanuel Macron de faire plusieurs annonces. Alors qu’elle traverse une période complexe, la French Tech va pouvoir bénéficier de nouveaux financements.
VivaTech (Photo by LUDOVIC MARIN / AFP)
VivaTech (Photo by LUDOVIC MARIN / AFP)

C’est en période difficile que les soutiens sont les plus bienvenus. Et la Tech française, en proie à un contexte économique peu favorable à son activité, a appris hier de bonnes nouvelles.

L’inauguration de l’édition 2023 du salon VivaTech aura, en effet, été l’occasion pour le président de la République Emmanuel Macron d’ouvrir le bal d’une série d’annonces qui devraient venir soutenir l’écosystème technologique de l’Hexagone. Et en particulier au travers des secteurs l’intelligence artificielle (IA), de la décarbonation et de la haute technologie.

Tout d’abord pour l’IA : le chef de l’État a ainsi déclaré que l’intelligence artificielle (IA) française allait bénéficier d’un soutien supplémentaire de 500 millions d’euros. Le but ? "Créer des champions", a avancé le chef de l’État, afin de faire émerger "cinq à dix clusters" d’entreprises dans l’Hexagone pour avoir "deux ou trois pôles d’excellence" d’IA au niveau mondial.

 

Bpifrance dans la danse

 

Plus spécifiquement, Emmanuel Macron souhaite également pousser le développement de l’IA générative (qui crée des textes, des images ou d’autres médias) ainsi que des modèles en "open source", ou ceux reposant sur des codes ouverts à tous. Mais, surtout, en langue française. Alors pour ce faire Bpifrance sera, entre autres, chargé de piloter un fonds d’amorçage pour les start-ups spécialisées dans l’IA générative.

Une première bonne nouvelle qui n’est pas arrivée seule puisque le président aura aussi profité du salon dédié à l’entrepreneuriat technologique pour dévoiler les contours de la deuxième phase de l’initiative Tibi. Des contours précisés plus après par Bercy : dans le détail, ce projet amorcé en 2019 et nommé d’après l’économiste Philippe Tibi vise à accroître le financement des entreprises technologiques françaises. Il mobilisera ainsi 7 milliards d’euros de fonds privés.

Et ce sont les investisseurs institutionnels – soit en grande partie les assureurs – qui contribueront à l’initiative, en s’appuyant donc sur les réserves d’épargne qu’ils possèdent. En lien avec le plan Industrie verte, les entreprises qui œuvrent à la décarbonation et la réindustrialisation (au travers des hautes technologies, comme les deeptech) bénéficieront de ce flux de capitaux frais.

 

Un milliard de plus

 

Le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique Bruno Le Maire et le ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications Jean-Noël Barrot travaillent depuis février dernier à rassembler autour du projet des investisseurs partenaires. Ils ont, par ailleurs, réussi à récolter un peu plus de fonds que lors de la première phase de l’initiative, "Tibi 1". Celle-ci avait alors représenté 6 milliards d’euros de fonds.

Et avait d’ailleurs fait ses preuves. "L’écosystème de financement des entreprises technologiques a ainsi connu un décollage accéléré depuis 2019. Les fonds non cotés late stage agréés par l’initiative Tibi sont présents au capital de 14 licornes françaises et 43 start-ups du Next40/FT120 (à cela s’ajoutent 5 startups anciennement lauréates du FT120). Aussi, 320 recrutements d’investisseurs spécialisés ont été réalisés en France dans les 67 fonds labélisés par l’initiative. Ces professionnels recrutés contribuent aussi, par leur expérience de pointe, à l’accompagnement et au développement des start-ups", a ainsi communiqué Bercy.

La nouvelle phase comprendra également une nouveauté. Les fonds de capital-investissement early stage (qui se concentrent sur les start-ups en phase de démarrage), en plus des fonds late stage (débutant quant à eux leur intervention à partir de la deuxième levée de fonds) et des fonds d’actions cotées, bénéficieront eux-aussi des financements récoltés dans le cadre de l’initiative. De quoi continuer à "alimenter le vivier primaire de start-ups technologiques", a souligné Bercy.

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