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Le CAC 40, un colosse aux pieds de plomb / Des fondamentaux qui confirment le rebond post-Covid

Pour la deuxième année consécutive, l’indice phare de la Bourse de Paris a atteint de nouveaux records. Une tendance de croissance qui s’observe par ailleurs sur le long terme et qui pousse à s’interroger sur ce que le CAC 40 pourrait bien avoir de plus que les autres.
CAC 40 (Photo by Joao Luiz Bulcao / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
CAC 40 (Photo by Joao Luiz Bulcao / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Comme si rien ne pouvait lui arriver. La hausse des taux d’intérêt, l’inflation et la guerre en Ukraine qui ont donné une teinte morose au contexte macro-économique n’auront pas empêché le CAC 40 de se montrer des plus performants sur l’exercice 2022. Les excellents résultats dont les sociétés de l’indice phare parisien ont fait preuve en 2021 ne témoignaient pas seulement du profit d’un retour à la normale de l’activité économique.

Car pour la deuxième année consécutive, les quarante plus grandes entreprises françaises ont fait état d’une activité en croissance à deux chiffres, de niveaux de marge opérationnelle à leurs plus haut et d’un endettement proche, à l’inverse, de son plus bas historique, rapporte la dernière étude sur le profil financier du CAC 40 menée par le cabinet EY et publiée ce jeudi.

"Les entreprises du CAC 40 sont dans une posture solide. Il existe une vraie convergence des indicateurs étudiés, qui sont tous au vert. Plusieurs nouveaux records y ont été établis", explique à WanSquare Nicolas Klapisz, associé en stratégie et transactions chez EY. Et cette posture solide relève, avant tout, de la capacité du fleuron des entreprises françaises à se reposer sur de solides fondamentaux cultivés depuis des années. "Les fondamentaux, ce sont toutes les caractéristiques intrinsèques des sociétés. Nous allons y retrouver les actifs incorporels, à savoir (entre autres) les marques, le savoir-faire, la technologie ou encore les clients. Mais aussi la structure financière des entreprises, saine en ce qui concerne le CAC 40. Ces fondamentaux sont ce qui va permettre d’avoir un avantage compétitif et concurrentiel", poursuit Nicolas Klapisz.

 

Un point culminant

 

Dans le détail, ces fondamentaux auront permis d’enregistrer, en cumulé, un chiffre d’affaires en croissance de 22,1 % au titre de l’année 2022 à plus de 1 740 milliards d’euros. "Un point culminant depuis que nous réalisons cette étude [2006, ndlr], et ce pour la deuxième année consécutive", souligne le rapport. Le constat est le même du côté du la marge opérationnelle, qui atteint (hors banques, assurances et foncières) un total de 13,5 % (contre 12,6 % l’année précédente ou 9,9 % en 2019, soit avant crise pandémique).

En excluant à nouveau les banques, assurances et foncières, l’endettement net de l’indice a quant à lui atterri à 164 milliards d’euros en cumulé, correspondant ainsi à une diminution de 7 %, quand les investissements ont progressé de 21 % sur un an (à 88 milliards d’euros), preuve d’une structure financière donc solide. Néanmoins, les résultats nets s’affichent en recul, à 143 milliards d’euros contre 156 milliards d’euros l’année précédente, au cours de laquelle des évènements exceptionnels avaient pu influer sur un résultat particulièrement élevé (comme la cession partielle par Vivendi de sa participation dans UMG qui avait alors généré un résultat de 25 milliards d’euros).

Sur l’exercice 2022, la performance reste cependant à souligner. "La progression de l’activité se traduit par une amélioration des résultats opérationnels. La capacité à contenir les coûts a par ailleurs été remarquable et cela s’observe dans la tenue des résultats opérationnels et du résultat net", indique ainsi l’associé chez EY. Et alors que l’exercice passé aura également été marqué par une diminution de la valeur boursière de l’indice (à 2 122 milliards d’euros à fin 2022, contre 2 353 à fin 2021 mais en hausse par rapport à 2019 ou 2020), l’étude souligne que le poids des actifs immatériels, reconnus ou non au bilan, représente 81 % de la capitalisation du CAC 40. Soit une proportion relativement stable depuis 2019.

 

Les entretenir

 

"C’est un vrai phénomène d’ampleur, qui est durable et qui reflète bien la spécificité de ces entreprises qui ont de vrais actifs incorporels. Tous ces actifs constituent vraiment la force des ces entreprises, justifient leur niveau de croissance et leur valorisation", précise Nicolas Klapisz. Mais encore faut-il pouvoir l’entretenir. "Cela se crée sur du long terme. Par exemple en ce qui concerne les marques, il y a de toute évidence une question de notoriété à construire. Au sein du CAC 40, de nombreuses marques sont appréciées et reconnues en France et à l’international. Mais ce n’est pas le seul aspect, il s’agit d’un travail assez large, ces actifs reflètent les capacités d’une entreprise dans toutes ses dimensions : marketing, R & D, ressources humaines, etc. C’est réellement un signe de bonne gestion que d’avoir des actifs d’une telle qualité", fait valoir l’associé chez EY.

De quoi, donc, se préparer à affronter un exercice 2023 qui promet d’être davantage placé sous le signe de la volatilité. "Les bilans sains, ce niveau de performance et la poursuite des investissements peuvent nous rendre confiants pour affronter les années à venir", conclut Nicolas Klapisz.

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