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Accor a finalisé la vente de son siège social / Une plus-value au traitement fiscal judicieux

Comme attendu, le géant de l’hôtellerie vient de boucler la vente de son siège social au groupe Valesco pour un montant de 460 millions d’euros. Une belle plus-value pour le groupe dont le paiement pourra être étalé sur 12 ans.
Tour Sequana (©Hans Lucas via AFP)
Tour Sequana (©Hans Lucas via AFP)

Annoncée en septembre dernier, la vente du siège social du groupe Accor est désormais finalisée. L’emblématique tour Sequana à Issy-les-Moulineaux vient d’être vendue au groupe Valesco (The Valesco Group, gestionnaire immobilier britannique dont les actifs sous gestion s’élèvent à 2 milliards d’euros) pour un montant de 460 millions d’euros.

Si cette transaction est l’opération d’immobilier de bureaux la plus importante de l’année en Europe continentale et en France, elle est surtout très intéressante pour le géant de l’hôtellerie présidé par Sébastien Bazin et ce, à double titre.

D’abord, parce que le groupe réalise une belle plus-value. L’immeuble avait été acquis en 2018 pour plus de 350 millions d’euros. La transaction va donc lui permettre de renforcer de nouveau ses liquidités alors que le free cash-flow d’Accor est repassé dans le vert l’année dernière, à 373 millions d’euros. Pour rappel, sa dette nette s’est elle aussi réduite en 2022 passant de 1,84 milliard d’euros en 2021 à 1,658 milliard d’euros, grâce à la cession de la participation du groupe dans son entité dédiée au luxe Ennismore et dans Huazhu.

Par ailleurs, le montage financier lié à cette opération est fiscalement très avantageux pour l’entreprise. En effet, la cession est assortie d’une clause de "sale and leaseback" de 12 ans. Ce dispositif fiscal, autorisé dans le cadre de la loi de finances de 2021 pour aider les entreprises à surmonter la crise sanitaire, permet exceptionnellement, dans le cadre d’un contrat de crédit-bail (location), d’étaler le paiement de la plus-value dégagée à la suite de la vente d’une vente sur une période ne pouvant excéder 15 ans.

Un mécanisme qui lui permet donc de récupérer du cash rapidement tout en autorisant la déduction des loyers correspondants à la location de son résultat imposable. Dans le cas d’Accor, le loyer initial a été fixé à 22 millions d’euros avec un maintien d’un prêt d’actionnaire existant d’un montant de 100 millions d’euros.

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