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Engie / Renouvelables / GEMS

L’année 2023 d’Engie sera plus rentable que prévu / Des bénéfices supplémentaires au service de la stratégie de décarbonation

Porté par la dynamique de ses activités cœur de métier de trading et de gestion des actifs énergétiques, Engie générera des résultats plus élevés que prévu initialement en 2023. Des bénéfices supplémentaires appelés à renforcer sa stratégie de décarbonation via sa montée en puissance dans le renouvelable.

Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule. Au lendemain de l’annonce d’un accord salutaire avec la Belgique sur les conditions de la poursuite de son activité nucléaire dans le pays, Engie a revu vendredi à la hausse son objectif de résultat net récurrent part du groupe pour l’année 2023 à un niveau désormais compris entre 4,7 et 5,3 milliards d’euros. Soit nettement plus que la moitié haute de la fourchette de 3,4 milliards à 4 milliards d'euros visée auparavant.

Il n’y a aucun lien de cause à effet entre les deux annonces. Ce n’est pas un hasard si le groupe dirigé par Catherine MacGregor se fixe depuis cette année des objectifs de résultat opérationnel courant (Ebit) hors contribution du nucléaire. Et cet objectif, initialement fixé dans le haut de la fourchette de 6,6 milliards à 7,6 milliards d'euros pour 2023, est lui désormais attendu entre 8,5 et 9,5 milliards d’euros.

La raison en est que le nucléaire ne fait plus partie des priorités stratégiques de l’entreprise. L’accord annoncé hier entérine d’ailleurs cet état de fait. Il prévoit certes la prolongation pour dix ans de l’exploitation de deux réacteurs nucléaires du groupe chez nos amis belges, mais avec un modèle économique sécurisé via en particulier le transfert à l’Etat belge du risque de gestion à long terme des déchets nucléaires.

Ce sont les énergies renouvelables qui constituent la première des priorités du groupe. Un choix inscrit dans sa feuille de route stratégique, qui ne date pas d’hier puisqu’elle remonte déjà à mai 2021. Dans le cadre de celle-ci, l’entreprise prévoit des investissements de croissance de 22 à 25 milliards d'euros sur la période 2023 à 2025, dont 70 % doivent être alloués aux énergies renouvelables, aux infrastructures décentralisées et 10 % au développement des gaz renouvelables et de projets de stockage par batteries. Avec pour but ultime ambitieux d’être "net zéro carbone" à l’horizon 2045.

Et, tandis que ces énergies renouvelables montent en puissance – elles représentaient 16,7% du résultat opérationnel au premier trimestre de cette année -, la dynamique des résultats du groupe continue de reposer pour une large part sur les activités de trading et de gestion des actifs énergétiques, regroupées dans la division "Global Energy Management & Sales" (GEMS).

Ce qui explique le relèvement des objectifs 2023 annoncés. "La révision à la hausse est principalement liée aux solides résultats enregistrés par GEMS, la forte performance du premier trimestre 2023 s’étant poursuivie aux mois d’avril et de mai", a indiqué le groupe. Une dynamique solide appelée à renforcer davantage les moyens allouées à la mise en œuvre de la stratégie du groupe. Et donc son cercle vertueux consistant à financer ses développements dans le renouvelables grâce à ses métiers cœurs.

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