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Publications, Résultats / Engie / énergie renouvelable / GEMS / nucléaire / résultats semestriels

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Engie / énergie renouvelable / GEMS / nucléaire / résultats semestriels

Le renouvelable profite bien à Engie / Les nouvelles prévisions rehaussées sont confirmées

De nouveaux projets entrés en construction, de nouvelles mises en service et l’augmentation des capacités installées : comme prévu, l’énergéticien a accéléré dans le renouvelable au cours du premier semestre. Et cela profite à son activité. Si le deuxième semestre bénéficiera sûrement d’effets prix et volatilité moins favorables, les nouvelles prévisions annuelles, révisées à la hausse il y a un mois, ont été à nouveau affirmées.
Catherine MacGregor et Jean-Pierre Clamadieu (Photo by ALAIN JOCARD / AFP)
Catherine MacGregor et Jean-Pierre Clamadieu (Photo by ALAIN JOCARD / AFP)

La montée en puissance d’Engie dans le renouvelable porte ses fruits. Tout comme les résultats de ses activités de gestion de l’énergie. L’opérateur de gaz et d’électricité français a en effet publié ce vendredi ses résultats du premier semestre 2023, qui témoignent du dynamisme de l’activité du groupe dirigé par Catherine MacGregor.

Il y a bien sûr la charge exceptionnelle de 4,4 milliards d’euros, liée à un premier accord de principe passé à la fin du mois de juin et signé il y a une semaine avec les autorités belges. Elle a fait accuser à Engie une perte nette de 800 millions d’euros sur le semestre. Pour rappel, celui-ci vise à encadrer la prolongation des réacteurs nucléaires de Tihange 3 et Doel 4 et les obligations liées à leurs déchets. Sans cela, le résultat net récurrent, part du groupe, s’affiche à 4 milliards d’euros. Soit une hausse de près de 25 % en organique sur un an.

Pour le reste, le groupe a présenté de solides performances financières. Le chiffre d’affaires de 47 milliards d’euros s’est apprécié de 9,5 % en organique, notamment porté par un effet prix, tandis que l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) a progressé de 25,2 %, à 9,4 milliards d’euros. Hors nucléaire et à 8,8 milliards d’euros, ce dernier augmente même de 37,6 %. De même, le résultat opérationnel courant (Ebit) excluant ces activités a progressé de près de 53 % en organique sur les six premiers mois de l’année, à 6,7 milliards d’euros.

 

De nouveaux chantiers

 

En effet, le nucléaire ne fait plus partie des priorités stratégiques du groupe. Cap, désormais, sur les énergies renouvelables. Les capacités installées renouvelables ont d’ailleurs augmenté de 0,7 gigawatt sur le semestre. Au total, son pipeline de projets a progressé de 5 gigawatts au fil de la période et atteint 85 gigawatts à fin juin. Par ailleurs, à cette date, Engie dénombre 6,6 gigawatts de capacités en construction.

Et 3,2 gigawatts de projets sont entrés en chantier depuis janvier : il y a entre autres ceux des éoliens en mer de Dieppe-Le Tréport, des îles d’Yeu-Noirmoutier et de Moray West en Ecosse, ou encore celui de l’éolien Lomas del Taltal au Chili. L’Ebit de la division "Renouvelables" a en tout cas enregistré une forte croissance de 43,1 % sur un an, à près de 1,2 milliard d’euros. Le tout a été porté par des effets volume et prix positifs, respectivement de 156 millions et 73 millions d’euros. L’Ebit a aussi bénéficié de la contribution de nouvelles capacités mises en service aux Etats-Unis, en Europe et en Amérique latine (à hauteur de 90 millions d’euros).

Il y a aussi bien sûr les activités de trading et de gestions des actifs énergétiques, regroupées dans la division "Global Energy Management and Sales" (GEMS). "Comme prévu, une part importante de la performance provient des activités de trading (GEMS), qui ont bénéficié d’une situation de marché très favorable au début de l’année", rappellent de leur côté les analystes d’Oddo BHF.

 

Toujours en ligne

 

A 3,1 milliards d’euros, l’Ebit de GEMS a gagné un peu plus de 2 milliards d’euros sur un an. Néanmoins, au prochain semestre, sa contribution "devrait diminuer significativement en raison de la combinaison d’impacts non réplicables ainsi que de la contribution des contrats signés en 2022 […], qui [se normaliseront] dans le futur", a prévenu Engie.

Pas de quoi dévier l’énergéticien de ses objectifs annuels, révisés à la hausse à la toute fin du mois de juin et au lendemain de l’annonce d’un premier accord avec la Belgique. Ces derniers intègrent, par ailleurs, la prévision d’un deuxième semestre qui ressortira sûrement moins dynamique du fait de la baisse des prix de l’énergie et d’une moindre volatilité des marchés.

Engie vise en tout cas un résultat net récurrent, part du groupe, situé entre 4,7 et 5,3 milliards d’euros et un Ebit hors nucléaire visé entre 8,5 et 9,5 milliards d’euros. D’ici à la fin de l’exercice, "la signature de l’accord ferme [avec le gouvernement belge] qui pourrait intervenir après la pause estivale constituera une nouvelle importante pour le groupe", ont quant à eux pointé les analystes d’Oddo BHF.

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