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Macro-économie / Taux / France 2030 / Comité de surveillance des investissements d'avenir / PIB

Macro-économie / Taux
France 2030 / Comité de surveillance des investissements d'avenir / PIB

Ce que France 2030 pourrait apporter à l’économie hexagonale / Un rapport évoque jusqu’à 750.000 emplois supplémentaires d’ici 7 ans

Un premier bilan du plan d’investissement de 54 milliards d’euros ciblé sur les industries d’avenir indique qu’il pourrait générer plus de 80 milliards d’euros de richesse nationale supplémentaire par an à horizon 2030. Cela dépendra notamment des relais de financement offerts par le secteur privé.
Patricia Barbizet, présidente du Comité de surveillance des investissements d'avenir - ERIC PIERMONT / AFP
Patricia Barbizet, présidente du Comité de surveillance des investissements d'avenir - ERIC PIERMONT / AFP

"Nous devons changer en profondeur les termes de notre croissance potentielle et augmenter la capacité de l’économie française à croître par son innovation, par sa réindustrialisation et par les politiques de formation pour produire de la richesse". Le président de la République n’avait pas caché son ambition en octobre 2021 à l’occasion de l’annonce du lancement de France 2030, plan de 54 milliards d’euros destiné à soutenir les industries d’avenir (petits réacteurs nucléaires, hydrogène vert, biomédicaments, véhicules électriques etc.).

Près de deux ans plus tard, un premier bilan vient d’être fait par le comité de surveillance des investissements d’avenir, présidé par Patricia Barbizet. Il en ressort notamment que ce plan générerait "des effets macro-économiques de très grande envergure ".

Quatre scénarios sont examinés dans le rapport, selon le comportement de deux variables. C’est ainsi que l’effet de levier des financements publics est établi "soit à 1 (scénarios A et C), comme pour le crédit d’impôt recherche, soit à 1,91 (scénarios B et D), correspondant à un levier économétrique moyen calculé en différenciant l’orientation des projets financés par le programme en termes de recherche fondamentale (levier de 1), de recherche industrielle (levier de 1,1), d’industrialisation (levier de 3,55) ou de formation et d’éducation (levier de 1,68)".

L’autre critère est celui du "relais pris par les financements privés dans le prolongement de France 2030". Il est tenu en compte du fait qu’il peut être nul ou mis en place graduellement.

 

Croissance économique dopée

 

C’est ainsi que du côté de l’activité économique, en l’absence de relais de financement privé, le Produit intérieur brut (PIB) en volume de la France devrait être supérieur à celui de référence de 1,5 % en 2030 dans le scénario A et de 2,8 % dans le scénario B. Dans le détail, "cet écart de 1,5 % (respectivement 2,8 %) est dû à une augmentation de la formation brute de capital fixe de 0,5 point de PIB (1,2 point), de la consommation finale privée de 0,5 point (0,9 point) et du solde commercial de 0,5 point de PIB (0,7 point) [dans le scénario B, les exportations nettes de la chimie et de la pharmacie progresseraient de 10 milliards d’euros d’ici sept ans, ndlr]", indique le rapport.

En valeur absolue, l’on parle ici de 39,9 à 76 milliards d’euros de richesses supplémentaires par an (85,5 milliards d’euros dans le scénario le plus favorable). De sorte qu’"au total, l’effet multiplicateur de France 2030 sur le PIB d’ici 2032 est estimé à 4,92 dans le scénario A et à 9,39 dans le scénario B. Cela signifie qu’en une décennie, le cumul des gains de PIB est 5 à 10 fois supérieur au montant des investissements du plan".

 

L’emploi à la fête

 

Sans surprise, l’emploi n’y resterait pas indifférent. "Les effets simulés par le modèle conduisent, dans le scénario A (respectivement le scénario B), à une création nette de 138 000 emplois peu qualifiés (respectivement 296 000), 108 000 emplois qualifiés hors recherche (respectivement 233 000) et 42 000 emplois dans les activités de recherche (respectivement 70 000)".

Au niveau sectoriel, (dans le scénario B), "le secteur de la recherche et du développement enregistrerait notamment de fortes créations d’emplois, avec une hausse de 70 000 postes par rapport au scénario de référence. Les activités juridiques et comptables créeraient 57 000 emplois, en seconde position. La chimie et la pharmacie, comme la fabrication de produits informatiques et électroniques, enregistreraient 14 000 créations d’emplois environ. L’emploi industriel augmenterait de 105 000 personnes d’ici 2030", estime le rapport.

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