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Entreprises / Actions / France Stratégie / Cessions volontaires / défaillances d'entreprises / covid-19

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France Stratégie / Cessions volontaires / défaillances d'entreprises / covid-19

Les cessations volontaires d’activité suivent leur rythme de croisière / Un effet des mesures de soutien aux entreprises durant la pandémie à relativiser

A l’inverse des défaillances, les liquidations amiables d’entreprises ont doucement ralenti en 2020 avant de retrouver, dès l’année suivante, leurs niveaux pré-pandémique. De quoi relativiser les craintes quant à un effet trop important des plans de soutien aux entreprises mis en place lors du Covid-19 et qui auraient pu empêcher les sociétés les moins productives de quitter le marché.
Tribunal de commerce, Paris - © Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Tribunal de commerce, Paris - © Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Malgré le soutien aux entreprises apporté par l’Etat durant la pandémie et le recul des défaillances sur la période, les sorties volontaires du marché par les sociétés n’ont pas plié. Après avoir légèrement diminué en 2020 elles ont, dès l’année suivante, retrouvé leur dynamique antérieure au Covid 19.

Un phénomène d’ampleur, puisque sur les 160 000 entreprises radiées du registre du commerce et des sociétés chaque année (hors micro-entreprises), la moitié d’entre elles correspondent en effet à des fins volontaires d’activité, rapporte une étude menée à ce sujet par France Stratégie.

"C’est deux fois plus que les sorties faisant suite à une liquidation judiciaire (environ 40 000 par an)", souligne par ailleurs le rapport de l’institut. S’il est considéré que le tri opéré par les forces de marché est efficient dans le cas où les entreprises les moins productives disparaissent, la théorie se vérifie à nouveau du côté des sorties volontaires, indique France Strategie.

En effet, ces dernières adviennent essentiellement dans de petites entreprises, dont la productivité se rapproche de celles des entreprises défaillantes. Tout en restant, néanmoins, bien moins endettées que celles cessant leur activité à la suite d’une liquidation judiciaire. "On peut toutefois s’étonner que ces entreprises soient endettées. Rappelons que nous observons les comptes de ces entreprises deux années avant la cessation volontaire d’activité : elles peuvent avoir eu le temps de se désendetter", observe l’institut.

 

Endettement, "zombification" et taille

 

Le désendettement fait, en tout cas, partie des facteurs qui réduisent la probabilité d’une liquidité amiable. A celui-ci s’ajoute le fait de ne pas être une entreprise "zombie" (soit lorsqu’un excédent brut d’exploitation est inférieur aux charges d’intérêt pendant au moins trois années consécutives, pour une société d’au moins dix ans d’existence). La taille d’une entreprise en est également un critère.

En clair, les sociétés qui sortent volontairement du marché sont en moyenne les plus petites, avec 3,5 salariés. De plus, 90 % de ces sociétés ont six (ou moins) collaborateurs.

Pour le reste, la répartition sectorielle des liquidations amiables "est proche de la structure de l’économie", relève France Strategie. L’industrie tire cependant son épingle du jeu, puisque les radiations volontaires d’entreprises industrielles ne concernent que 6 % du phénomène. Elles représentent toutefois 10 % des sociétés au total et 9 % des entreprises défaillantes.

Du fait de cette stabilité des sorties volontaires depuis 2019 et qui contraste, par ailleurs, avec le niveau des défaillances d’entreprises qui étaient en 2020, 2021 et 2022 bien inférieur aux niveaux pré-pandémique, France Stratégie souligne ainsi que "la pandémie n’a donc ni accéléré ni ralenti les sorties volontaires d’entreprises". Et ajoute : "Se trouve ainsi relativisée la crainte que le soutien aux entreprises pendant la pandémie ait empêché la sortie du marché des entreprises peu productives".

 

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